![]() Nouvelles Jean-Hugues Oppel Un flic et un gendarme aux trousses d’une vieille légende enfouie dans la lande, un sniper cynique aimant la bière anglaise et les cigarettes américaines face à la vacuité d’un plan de paix onusien, un conseil surréaliste de nobliaux fin de race, un grand-père contant l’assassinat de son usine, un terroriste impeccable malmenant des flics déjà mal en point, un vieillard, sentinelle de son quartier qui observe les vieux démons qui remontent à la surface, un braqueur ramolli, un chômeur en fin de course personnelle obsédé par la Grande Ourse, un chef de gare cocu et suicidaire … autant de personnages en prise avec le quotidien qui dérape ou l’extraordinaire. Des tranches de vie saignantes, des nouvelles souvent acides mais jamais amères, parfois drôles jusqu’au burlesque, ironique un brin cynique. L’adjectif acéré, Oppel observe une humanité abîmée et attachante, avec mordant. Une vraie plume, un régal et sans doute le meilleur recueil de nouvelles noires paru depuis bien longtemps … >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Max Aub "Je l’ai tué pour ne pas lui faire de peine""Plutôt mourir ! Me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c’était lui faire plaisir." "Le pauvre était si laid que chaque fois que je le rencontrais, c’était comme une insulte. Il y a des limites à tout." ... Une centaine de meurtres perpétrés au moyen d'armes variées, simples ou sophistiquées, dans des mises en scène baroques ou classiques, par souci de morale et de vertu le plus souvent, de justice toujours... Initialement paru en 1954, Crimes exemplaires a reçu le Grand prix de l'humour noir en 1981. Sa la lecture est un acte de salubrité! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Marc Villard Un ancien photo reporter dans l’infra-monde des Halles, le pire aux
trousses. Brad et Anna, une rencontre à Venise sur la tombe d’Ezra
Pound, entre oubli et non-dits. Une famille dans un mobile-home, que la
folie détruit. Un flic aux stup’, une camée et leur fils. Un petit
casse qui tourne mal pour Doc et Tony. Un écrivain en panne, entre
sevrage, déprime et atelier d’écriture. Les Very Hot Martinique
en tournée zouk dans les hospices. Un contrat passé depuis un asile …
Autant de lieux en marge, de villes frontalières, de rencontres
impossibles, de gens en rupture, de destins sans avenir et de
situations sans issue. A part peut-être l’oubli souvent, la mort
toujours, violente. En regroupant ici des textes parus de façon isolée,
Marc Villard égraine implacablement un chapelet de nouvelles portées
par beaucoup d’humanité mais peu d’espoir et établit une véritable
esthétique du pire-souvent-inéluctable. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jean-Bernard Pouy Des vendeurs de merguez itinérants qui ne s’en laisse pas compter, un
grain de sable humain qui affole les guetteurs de la salle de contrôle
d’un néo-univers (vous comprendrez mieux en lisant la nouvelle Clinamen
!), le pentathlon quotidien d’une desesperate housewife qui court après
Eunice Barber, le rendez-vous-dans-dix-ans-même-heure-même-endroit de
cinq indéfectibles potes qui vire au cauchemar, un écrivain prometteur
qu’on assassine au seuil de la gloire, deux putes d’un rade marseillais
qui n’auraient pas du critiquer l’O.M, un pèlerinage testamentaire dans
une petite gare déserte dans les hauteurs corses, une étape du tour de
France un 14 juillet, des mousquetaires de la marge spécialistes des
coups simples et fumeux, la guerre entre la tour Rimbaud et la tour
Verlaine dans la cité des Ecrivains … 10 nouvelles (dont deux inédites)
comme un casse-dalle de premier choix (pas le genre industriel
cellophané). Rien que du bio(graphique), du savoureux, du croustillant,
du pétillant et même du fondant. Un recueil à se régaler les cliquettes
d’ailleurs orné d’une des couvertures les plus incroyables depuis
Gutenberg, l’honorable préfacier (Patrick Raynal) conseillant même au
lecteur "de recouvrir le présent ouvrage d’une toile cirée si vous
prévoyez d’emprunter les transports en commun". A consommer sans
modération, évidemment ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Raymond Chandler Ca fait 50 ans jour pour jour que Chandler est mort (26 mars 1959).
Pour lui rendre hommage, Omnibus publie l’intégrale de ses nouvelles
réunies pour la première fois en français et dans une traduction
révisée. 26 petits bonheurs fondateurs d’un genre, comme autant de
"brefs romans d’action violente soigneusement découpés en chapitre et
dont chacun semble calibré comme une séquence de film prête à tourner".
Retour dans le L.A des années 30, où les privés, qu’ils s’appellent
Mallory, Carmady, Evans ou Dalmas ne comptent plus les cadavres, les
mauvais coups, les femmes fatales, les clopes, les whisky et les
entourloupes entre chantage, vols de bijoux ou intimidation … et c’est
déjà Marlowe, la naissance d’un mythe!Ce volume comprend outre les nouvelles (de la première à la dernière) Simple comme le crime, un essai de Chandler sur le roman policier, une préface d’Alain Demouzon, une bibliographie sélective et la liste des adaptations de Philip Marlowe au cinéma, à la télévision et à la radio par Jacques Baudou. What else? >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Philippe Huet Patrick, facteur bègue qui entre dans le courrier des autres. Adrien,
vieux bonhomme qui, depuis cinquante ans, refuse de livrer le secret de
sa disparition au lendemain de la libération. Henri, représentant en
maillots de bain bon marché, moyen des pieds à la tête, dont
l’existence millimétrée sombre dans l’anarchie en un instant. Un autre
Patrick, écrivain en panne d’inspiration qui accepte d’aller s’isoler
dans une baraque lugubre prêtée par un confrère. Franck, journaliste
déprimé au Paris-Normandie
qui prend un auto-stoppeur sur une route de nuit. Trois vieux qui
meurent, trois énigmes dans l’ombre d’Arsène Lupin. Un feu de la
Saint-Jean. La misère du Crédit Municipal, un expert infaillible, des
amants, une arnaque. Un vieux garçon modèle retrouvé avec une balle
dans le front … La côte normande, le Pays de Caux, Granville … Un pays,
la Normandie. Des forêts humides, le bord de mer, des falaises, des
routes de campagne, Paris parfois. Des solitudes, des désespérances, des vies éparpillées. Les chutes, inattendues. "L’enfer du décors" en 13 tableaux par touches de matières noires comme dans des Soulages.
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Didier Daeninckx "La main courante est ce registre sur lequel, dans les commissariats de police, on inscrit brièvement les incidents enregistrés heure par heure. Rien de mieux pour dire avec un réalisme cruel ce qui se trame au quotidien quand un fil cède".Des trajectoires qui se brisent, des destins qui basculent, des gens ordinaires pris au piège des circonstances. Le quotidien qui devient un piège redoutable. Un recueil de petits fait-divers qui croustillent sous la dent. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Collectif Un homme à la recherche de son père et de son histoire, un passé qui se reconstitue, Madame Eugénie recluse au dernier étage du Thermae palace
depuis trois ans, cinq pépés et mémés en virée belge, une maison de
famille, un pèlerinage, un trafic … et Ostende, "là où finit l’Ouest",
la côte, les plages, le sable, le port, "Le ciel et la mer logés à la
même enseigne : celle de l’enfer", le gris souvent, la pluie, les
mouettes, le vent, l’Angleterre, en face, les ferry, des clandestins,
la bière "qui éloigne le cercueil", la vie au ralenti parfois, la mort,
l’attente, l’oubli et les souvenirs … Six nouvelles de Marcus Malte, Jean-Hugues Oppel, Jean-Bernard Pouy, Michel Quint, Marc Villard et Didier Daeninckx, toutes inédites et
d’immenses photos de Cyrille Derouineau. Un recueil magnifique plein de
cet humide spleen flamand. "Putain de ville je me suis dit".
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Marc Villard Jean-Bernard Pouy Les deux auteurs ont écrit, chacun de leur côté, six nouvelles. A
charge ensuite pour l’autre de poursuivre le texte, d’en donner un
autre aperçu, de s’intercaler dans une ellipse, voire d’en contredire
une vision ou une stylistique. 24 nouvelles noires où l’on retrouve
pêle-mêle une vache, un cheval ou une corneille, témoins bien
récalcitrants, un chien mordant et des nudistes, une garde-barrière et
des gendarmes, un faussaire, son commanditaire, le pigeon et des
emmerdes, un enterrement improvisé dans le bocage, un tueur à gages à
principe, un renard et un dispositif révolutionnaire, le recto-verso
d’un tableau d’Edward Hopper, une décharge, des bonnes-sœurs et des
filles légères, un hamster, un frigo toutes options, un éditeur peu
scrupuleux … et même Miles Davis.Les deux complices de Ping-Pong se retrouvent, très en forme et ouvrent un feu de nouvelles nourrit, plein de d’idées, de trouvailles, d’inattendu, d’énergie, de crimes, de délits et de plaisir … >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Laurie Lynn Drummond Katherine, Liz, Mona, Cathy et Sarah. Quatre femmes flics à Baton Rouge. Dix récits. Dix instantanés qui saisissent la peur, l’angoisse, l’adrénaline, qui racontent les couloirs des commissariats, les cellules en sous-sol, la tournée des chiens (minuit-8h du matin), la rue, les armes, les accidents, les crimes et les délits. Le sang, la mort. Toutes ces vies qui valent si peu. Les flics et les fliquettes, les bleus en uniformes qui trépignent, les agents en bout de course, les familles décimées, les ravages de l’alcool. Dix récits d’une réalité fictionnelle directe, brutale et ciselée, terriblement humaine et parfaitement inhumaine, jamais spectaculaire mais souvent effarante. Dix chroniques d’un ordinaire impossible. Un premier recueil comme un uppercut qui me fait dire, comme Elmore Léonard, que "Dorénavant je lirai tout ce que Drummond écrira. Elle est sacrément douée.">Ajouter à ma sélection ![]() ![]() |
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