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![]() Flics et voyous Enzensberger Hans Magnus Chicago, folles années 20, promulgation de la Lex Volstead : "Cette
nuit, une minute après minuit, naîtra une nouvelle nation. Le démon de
l’alcool fait son testament. Une ère de claire raison et de vie pure se
lève … Le règne des larmes est passé …. Bientôt, les quartiers
misérables appartiendront au passé. Les maisons d’arrêt et les prisons
demeureront vides ; nous les transformerons en fabriques et en
réservoirs à grains. Tous les hommes recommenceront à marcher droit,
toutes les femmes souriront et tous les enfants riront. Les grilles de
l’enfer sont à jamais closes." Une ère de la prohibition qui
verra finalement triompher les gangsters, les costumes rayés et
chapeaux mous, les voitures blindées et les mitraillettes dans une
ville gangrenée par une corruption endémique et générale où la plus
grande teinturerie de la place a mis dans sa vitrine un écriteau sur
lequel on lit : "Ici, on répare et stoppe les trous de balle dans les vêtements. Invisibilité garantie". "Une
colonie de gangsters a formé dans notre ville un supergouvernement
duquel la population est tributaire. Il extorque ce tribut par la
terreur, le rapt et l’assassinat. Beaucoup de ces gangsters sont
parvenus à des fortunes fabuleuses par la contrebande de l’alcool. Ils
travaillent en accord avec la police et d’autres autorités, ont crée un
monopole de l’eau-de-vie et se partagent le territoire de la ville".
Le mythe est en marche, succédant à celui du Far West, des
"frontières", des légendaires trappeurs, des cow-boys et des shérifs. "N’importe
quel analphabète turc, intellectuel japonais, marchand birman ou
travailleur sud-américain peut vous donner une description du gangster.
Bien que fort peu de gens aient eu l’occasion de le rencontrer, le
gangster est pour tous une silhouette familière", partie
intégrante de l’univers de la littérature populaire. Et la quintessence
du gangster s’incarne alors en un seul nom : Al Capone, tsar, dictateur
de Chicago. Essai magistral sur un homme comme un symbole, son parcours
comme un symptôme.
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jacob Law "Honte ! Honte à la France d’admettre un tel régime."Cri de gorge de Jacob Law, figure anarchiste méconnue, condamnée à quinze ans de travaux forcés au bagne de Guyane pour avoir ouvert le feu sur des forces de l’ordre lors du défilé du 1er mai 1907. "Dans un lieu où l’on fait agenouiller l’homme le plus fier, je suis resté dix-huit ans sans que l’administration ne puisse dire : "Nous avons fait plier l’anarchiste Law". Non ! Bagne maudit, lieu de crime, de honte et de mort, je n’ai jamais plié ! …". Révolté pour sa cause, l’homme ne veut pas plier, en lutte perpétuelle pour dénoncer et améliorer les conditions inhumaines de vie des détenus, l’insoumission comme seule arme. Law (patronyme prédestiné), dans un style à la fois brut et candide, tente de mettre des mots sur l’indicible, de faire vivre son combat malgré les ruines de sa vie. Un court texte saisissant, témoignage étonnant, loin de toute "mythologie de bagnards". Un texte oublié et introuvable opportunément réédité par une toute jeune maison d’édition. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jérôme Pierrat Petite chronique du milieu, des années 1970 à nos joursRequiem pour un milieu défunt, de la belle époque de Montmartre, des costumes croisés, des chapeaux mous, des bars, des tractions avant et des belles américaines aux banlieues (banlieue rouge et banlieue sud) et leurs blousons noirs, la fin du "pain de fesses", les vols de voitures, les braquages, la fausse monnaie jusqu’aux années fric (les années 70) et les belles équipes, les gros coups, les machines à sous, la came et les HLM … Autant d’histoires qui finissent mal en général … Une fresque passionnante hyper-documentée, richement illustrée et servie par une de ces maquettes aux petits oignons dont Parigramme à la secret. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jacques Mesrine Préface de Roger Knobelspiess"L’instinct de mort devait être réédité. Dépourvu de fascination pour le sang et les armes, Le Chien rouge (c’est l’éditeur) se reconnaît dans l’instinct de vie qui poussa Jacques Mesrine à refuser tous les enfermements. Notre époque mérite un retour sur cette intransigeance-là.". Récit trop longtemps épuisé de l’ennemi public n°1 de la France giscardienne, l’homme aux mille visages ou le "grand" comme le surnomment les flics enfin réédité. Une légende construite au marteau-pilon, de petites en grandes truanderies, de braquages en kidnapping, d’évasions en cavales jusqu’aux meurtres confessés … Embrouilles et coups d’éclat avec le panache et la plume ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Frédéric Lavignette L’histoire commence le 28 novembre 1911 en forêt de Châtelet-en-Brie
quand le garde Blondeau entend claquer deux détonations et tombe sur un
individu en train d’en déshabiller un autre, inanimé. Dérangé,
l’assassin prend la fuite grâce à son automobile stationnée à côté de
la scène de crime. On recherche désormais un certain Jules Bonnot qui
n’a pas finit de faire parler de lui. Il est rapidement question d’une
bande, onze personnes semble-t-il, voleurs d’un genre nouveau armés et
surtout motorisés, qui multiplient les crimes et délits à une cadence
qui va rythmer l’actualité pendant plus de trois ans. La presse et le
photojournalisme en plein essor se déchaînent, les articles, offres de
récompense ou autres appels à témoins se multiplient, les journaux (que
Bonnot et sa bande utilisent à grands renforts de communiqués)
s’arrachent. L’épopée légendaire est en route, le mythe en marche.
L’insaisissable chef et sa bande vont ainsi passionner l’opinion et
provoquer un large débat de société sur le rôle de la presse et de la
police dans cette IIIe république déjà sécuritaire face aux thèmes de
la délinquance et de la protection du citoyen, établissant par ce
parcours sanglant un véritable manifeste pour ![]() ![]() Jean Meckert Petit matin à Lurs, minuscule commune des Alpes-de-Haute-Provence. 5h30, ce lundi 5 août 1952. Gustave Dominici, fils de Gaston, patriarche bourru du clan propriétaire de la ferme voisine découvre les corps de Sir Jack Drummond, de sa femme lady Ann et d’Elizabeth leur fille de 11 ans au bord de la route qui longe leur domaine. Premier acte de la tragédie de Lurs, (ou "l'affaire Dominici") qui va défrayer la chronique et passionne encore la France. Déjà "l’affaire se présente avec toutes grâces, tous les raffinements habituels qui font vibrer les innombrables amateurs de roman policiers" : meurtres, drame, aveux, désaveux, faux coupables, doutes, rebondissements et toujours pas de certitudes. Envoyé sur les lieux, Jean Meckert (alias Jean Amila) couvre l’affaire pour France Dimanche (semble-t-il) en "esprit lucide et intègre". "Rien de plus écœurant que l’abus d’une grande presse qui exploite avec cette puissance un fait divers". Au final un texte aussi magistral qu’atypique dans l’œuvre de Meckert, étonnante incursion dans le reportage, document essentiel . Joëlle Losfeld continue son indispensable travail de réédition des œuvres de Jean Meckert (c’est le quatrième), Stéfanie Delestré et Hervé Delouche leur précieux travail de préface.>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Patricia Tourancheau Voici le récit factuel de l’incroyable épopée des Postiches, bande de braqueurs hors normes aux méthodes inédites (ils sont les premiers à associer deux corps de métiers : braqueurs et casseurs), bandits masqués, postichés, stylés qui défrayèrent la chronique entre 1981 et 1986. Ces Arsène Lupin des temps modernes dévalisent ainsi "les bourgeois de droite qui mettent de l’argent à gauche" en braquant la salle des coffres des particuliers dans les banques parisiennes. Ils agissent en plein jour, aux heures d’ouverture des banques, avec le moins de violence possible. Ils font six ou huit casses de suite puis se font oublier, partant mener la grande vie sous les cocotiers, dilapidant leur magot (ils finiront d’ailleurs tous complètement fauchés alors que de mémoire de flic, on n’a jamais vu des pilleurs de banques ramasser autant d’argent), avant de se retrouver pour reprendre le "boulot". Des anarcho-braqueurs (dont la route croisera celle d’un célèbre "bandit d’honneur" : François Besse, ancien lieutenant de Mesrine) suffisamment fascinants pour faire des émules et mettre le quai des Orfèvres dans tous ses états.En revenant sur les bios des ces artistes de la cambriole, ces aristocrates du crime, Patricia Tourancheau (journaliste à Libération qui a pour l’occasion rencontré tous les principaux acteurs de l’histoire des Postiches, flics ou gangsters) brosse un portrait du "milieu" parisien (entre Belleville, Bagnolet et Montreuil) de ces années où "le gros voyou faisait le grand flic", jusqu’à la période moins glorieuse des procès où certains des Postiches prendront soin de démystifier les lois d’un milieu (dont les années de cavale) qu’ils avaient eux-même réinventé. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Yves Pagès Hiver 1910. Paris des apaches, quartier des Halles. Le front bas de
l’homme buté, les yeux indiscernables sous la barrière épaisse de ses
sourcils, la mâchoire cadenassée, les traits tendus trahissant une
intense rumination cérébrale, Jean-Jaques Liabeuf, dit Le Bouif,
ouvrier cordonnier, banal rejeton de la "classe laborieuse" rumine sa
vengeance. Arrêté par deux agents en "bourgeois" qui prétendaient
l’avoir vu recevoir de l’argent d’une femme (Marcelle Pigeon, dite
Didine Cendrillon) sur la voie publique, il a été condamné sur ce seul
témoignage pour "vagabondage spécial" (proxénétisme) à 3 mois de prison
et cinq ans d’interdiction de séjour. Procès expéditif et lacunaire. "Vous m’avez fait, je suis innocent, mais gare ! Lorsque je sortirais, je vous règlerai votre compte."
Et ce soir là, dans la pénombre interlope d’un caboulot confiné, noyé
dans la faune des petites frappes, des filles galantes et autres
soiffards d’après le turbin, le maquereau malgré lui sonne l’heure des
compte. Armé d’un tranchet, d’un revolver de calibre 8 mn et de quatre
épais brassards hérissés de pointes de fer caché sous sa pelisse (sorte
de bracelets de force de gladiateurs figurant encore au musée de la
Police !) il va laver son honneur sur la pavé. Il tue un policier et en
blesse sept autres et devient le légendaire "tueur de flics" faisant
des émules, déchaînant la presse révolutionnaire et les passions au
point de devenir une affaire d’Etat, jusqu’à l’émeute provoquée par son
exécution (par Anatole Deibler). "Liabeuf a appliqué à la lettre la célèbre maxime "mort aux vaches", dans >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() André Bellaïche C’est l’histoire d’un gamin de Belleville, un môme de Paname, un fils d’immigré : le quartier, la famille, la misère, l’école maternelle et les copains puis la rue, l’école buissonnière en gang (futurs postiches), les bars, la flambe, les cambriolages … C’est l’histoire d’un type qui, à 24 ans, est accusé d’un hold-up défrayant la chronique et est condamné à mort par contumace, un mec soupçonné d’être le cerveau du gang des postiches, bande de braqueurs qui ont commencé "le jour de la mort de Saddate, le 6 octobre 1981 et ont finit avec la mort de Daniel Balavoine, le 14 janvier 1986 après le tragique braquage du Crédit Lyonnais de la rue Blanche." : 30 braquages en 5 ans ! L’histoire de 12 années de cavale autour du monde (de Casablanca à Tahiti), d’une arrestation en Italie et d’une spectaculaire évasion en hélicoptère d’une prison de Haute Sécurité. Et puis c’est le retour en France, l’interpellation dans une des planques des postiches avec Myszka et Geay, la prison, la préparation minutieuse aux procès, la condamnation puis la réinsertion. Bref, c’est l’incroyable histoire d’un type dont la vie ressemble au plus musclé des films de gangsters, qui décide de tout raconter (sauf les postiches et les hold-up, entre dénégation et hésitation) et qui le fait plutôt bien. L’histoire d’un charmeur qui construit sa légende. Pour en savoir plus: Les postiches, un gang des années 80 de Patricia Tourancheau. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Abdel Hafed Benotman "Dan se concentre, >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Frank Henry « Edifiant ! C’est le mot pour qualifier cet ouvrage … Jamais en France, un délinquant professionnel n’était allé aussi loin dans un témoignage sur la pègre »L’éditeur annonce la couleur !
Frank Henry, dit Frankus, membre du dernier Gang des postiches, multirécidiviste, bandit de grand chemin et de haut vol entreprend depuis sa cellule de démystifier le milieu et ses figures, pour mieux se convaincre lui-même de ne pas y retomber (il a fait une promesse solennelle à son fils). Une politique de la terre brûlée dont il ressort un récit autobiographique hallucinant. Treize nouvelles qui nous plongent sans fard dans le quotidien d’un braqueur fiché au grand banditisme (Panthéon des malfrats) qui a passé plus de vingt ans derrière les barreaux : gros coups, règlements de comptes, magouilles et embrouilles, tout et tout le monde y passe. Dehors (dans le milieu) ou Dedans (de maisons de correction en quartiers de haute sécurité) l’auteur raconte et souvent, les armes (en tous genres) parlent.
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jean Giono "A l’aube du 5 août 1952, Gaston
Dominici trouve le corps d’un homme assassiné à une centaine de mètres
de sa ferme de la Grand-Terre à Lurs dans les Basses-Alpes (aujourd’hui
Alpes-de-haute-Provence). Arrivés sur les lieux, les gendarmes
découvrent deux autres cadavres. Il s’agit d’un couple d’Anglais, Jack
et Ann Drummond, tués par balle et de leur petite fille de dix ans,
Elizabeth, tuée à coups de crosse. Commence alors l’une des affaires
judiciaires les plus mystérieuses du XXe siècle. L’enquête dure un an
et demi et abouti à l’emprisonnement et à la condamnation de Gaston
Dominici." Giono qui est chez lui (Lurs est à peine à une
vingtaine de kilomètres de Manosque où il vit depuis toujours) se
passionne pour l’affaire (comme Meckert, Orson Welles et toute la
France d’ailleurs !). Il accepte même de couvrir le procès pour
l’hebdomadaire Arts. Il assistera ainsi à tout le procès (exception
faite des trois dernières audiences "où il n’était question que
d’éloquence") et prendra de nombreuses notes sur le vif (qui seront
publiées en quatre livraisons en décembre 1954) soulevant des question
auxquelles personne, à ce jour, n’a encore répondu … Voici ces notes
rassemblées et rééditées en Folio 2€ suivies, comme dans l’édition de 1955, de l’ Essai sur le caractère
des personnages. "Pour beaucoup,
c’était simplement un drame paysan, un pathétique de "j’avions". Les
premières pages n’avaient besoin que de gros titres. On a écrit pour le
public une histoire pleine de bruit et du fureur. Je voudrais donner
une signification à ce bruit et à cette fureur."
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Claude Dubois Dans l’âme de Paris le milieu, ou mitan, c’est pêle-mêle Bébert l’Enjôleur, Jo l’Italien, Jo la Terreur, Jean le Frisé, Henri les Yeux Bleus ou Dédé les Diam … Henri Charrière (Papillon), Pierrot le Fou, Jacques Mesrine, un nommé La Rocca ou François Marcantoni. Des apaches, des macs, des costauds, des tatoués ou des grossiums arborant Borsalino et Monte Cristo, lingés comme des Milords. C’est aussi Melville, le Breton ou Simonin. Du rififi chez les hommes, Touchez pas au grisbi ... Des mecs et leur môme, Casque d’Or en tête (Amélie Hélie de son vrai nom). Et tous de suivre la loi, non écrite, du mitan. Ils ont la mental’, la gouaille, l’argot fleuri et fascinent. "Ceux dont nous parlons ici, les voyous de l’ancien temps, avaient du panache, même si leur parcours se terminait tôt, le nez dans le ruisseau … la faute aux pruneaux" Superbe radiographie du milieu parisien, richement illustrée, Paris gangster est une plongée nostalgique dans un monde disparu que Dubois fait revivre avec verve et talent. Tout y est, surtout l’incomparable poésie de Paname. De la très belle ouvrage ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() David Grann Décembre 2000. Un méandre de l’Older dans un coin reculé de la Pologne,
trois pêcheurs remarquent un corps flottant près de la rive, un seul
nœud coulant autour du cou et les mains liées derrière le dos. Il ne
fait aucun doute que l’homme, Dariusz Janiszewski un homme d’affaires
de 35 ans porté disparu depuis 1 mois, a été assassiné. Mais l’enquête
approfondie de la police ne donne rien et est abandonnée au bout de 6
mois en raison "d’une incapacité à trouver le ou les responsables".
Jusqu’à cet après-midi de l’automne 2003 où Jacek Wroblewski, un
détective de la police de Wroclaw ne rouvre le dossier et ne tombe sur
Krystian Bala, un intellectuel polonais de trente ans, auteur d’un
livre scandaleux (Amok),
mentionné lors de la première enquête pour avoir vendu le portable de
la victime sur un site d’enchères … Ce texte incroyable (publié pour la
première fois dans The New Yorker
les 11 et 18 février 2008) revient sur une affaire comme un abîme
happant toutes les frontières définies entre fiction (comme preuve) et
réalité (comme doute).et du même auteur dans la même collection Le caméléon. Les multiples vies de Frédéric Bourdin L’étrange
histoire de Frédéric Bourdin, l’homme (français) qui, au cours des
quinze dernières années s’est inventé un nombre fabuleux d’identités,
s’introduisant dans les refuges pour jeunes, des orphelinats, des
foyers d’accueil, des familles, des lycées et des hôpitaux pour enfants
en Espagne, Allemagne, Belgique, Angleterre, Irlande, Italie,
Luxembourg, Autriche, Portugal, Bosnie, Suisse, Slovaquie, France,
Suède, Danemark et l’Amérique, interprétant toujours le même rôle :
celui d’un enfant maltraité ou abandonné … Une enquête sur un grand
imposteur du XXe siècle, la névrose comme leitmotiv, la mystification
comme échappatoire parce que "mieux vaut un mensonge qui rassure qu’une vérité trop douloureuse ..." (plus c’est gros, mieux ça passe !)
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Michel dit "Porte-Avions" Ardouin Michel Ardouin, figure du grand banditisme français, a aujourd’hui 61 ans. Il parle pour la première fois, revenant sans détour sur son incroyable parcours. Celui d’un fils de bonne famille que rien ne prédestinait à devenir voyou et qui n’a pourtant pas fait les choses à moitié. Proxénète, braqueur (plusieurs dizaines de banques à son actif), trafiquant de cocaïne ... Sans oublier son épopée aux côtés de Mesrine (dont il organisera l’évasion), les grands et les petits coups, les figures du milieu, les arnaques et trafics en tous genres, les règlements de compte, les cavales, les QHS. Came, casses, meurtres, cavales, caïds, naves, porte-flingues, maquereaux … paysage hallucinant d’une époque révolue et d’une histoire (heureusement) hors norme. Quarante années dans le milieu. Un véritable bottin de la voyoucratie, une épopée qui porte bien son titre.>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jérôme Pierrat Alexandre Sargos Apnée dans les profondeurs du crime au soleil levant. Une enquête de plus de quatre ans (entre 2001 et 2005), une multitude de rencontres parmi les quatre-vingt mille membres affiliés aux différentes organisations, un véritable "panel" de yakusa, des gangsters économiques en col blanc aux hommes de main, des hauts cadres aux apprentis en passant par les gardes du corps, les parrains, les repentis ou les détenus. Une analyse poussée qui lève un coin de voile sur l’univers opaque et souterrain d’une des organisations criminelles les plus structurées du monde, exerçant une influence réelle sur la société (jusque dans les plus hautes sphères). De la formation des apprentis, des techniques d’exécution traditionnelles aux guerres de territoires en passant par le recensement des activités de ces voyous ou de leurs codes (tatouages ou Yubitsume-amputation rituelle d’une phalange), une exploration complète de cette société secrète et de ses spécificités culturelles, renvoyant le Japon face à son histoire. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jack Black Yegg ou l’incroyable parcours de Jack Black, de son départ, enfant, du pensionnat des sœurs à un bureau de bibliothécaire au San Francisco Call et les zigzags abruptes qui l’y menèrent. L’histoire d’un destin qui bifurque, d’un gamin nourrit d’imprimés bons marchés, de romans populaires, de faits-divers ventant les exploits de Jessie James et autres bandits magnifiques qui s’enfuit de chez son père et prend la route, fait les trains avec les hobos, devient voleur à l’arraché, videur de tiroir caisse, chapardeur, "visiteur" de pension bon marché… "En somme un gagne-petit plein de promesses", cambrioleur confirmé dès 25 ans et membre respecté de la communauté des yeggs ou "casseurs de coffres-forts" "Stetson" (de première classe dans le jargon de la route) dès 30, bandit de grand chemin. Un homme fasciné par le milieu vivant dans une ambiance de larcins, de vols et de crimes. "Le vol était devenu ma manière de penser. Les maisons étaient faites pour être cambriolées, les citoyens pour être volés, la police pour être évitée et haïe, les mouchards pour être châtiés, les voleurs pour être soutenus et protégés. C’était là mon code de conduite et celui de mes compagnons. C’était là l’air que je respirais", dans un monde d’avant les empreintes digitales (le système Bertillon balbutie) où dans une ville comme San Francisco "les conducteurs de train livraient les pigeons aux braqueurs, les flics repéraient les bons coups pour les voleurs et faisaient le guet pour eux, les pickpockets payaient aux flics un forfait journalier en échange de l’exclusivité sur un coin de rue … Il y avait des saloons par milliers, des champs de courses, le jeu n’était pas contrôlé, on pouvait truquer les matches de boxe, il y avait des kilomètres de bordels alignées les uns à côté des autres et des dizaines de fumeries d’opium". Les casses foirés (dignes de Dortmunder !), les coups fumeux, les arnaques admirables, les indéfectibles fidélités, les basses trahisons, les sommets, les bas-fonds, la prison, les cachots, les repères de poivrots, arsouilles et alcooliques en tous genres, l’opium … la grandeur et la misère. La vie édifiante d’un criminel "par habitude" pendant trente ans (dont quinze de prison), véritable manuel (loin du superflu) à l’usage de l’élite des voleurs contre les biens nantis, monument aux lambeaux du Far Ouest, à un monde, ses codes, ses figures et son mode de vie à jamais disparu, livre de référence pour ![]() ![]() Jack Black Yegg ou l’incroyable parcours de Jack Black, de son départ, enfant, du pensionnat des sœurs à un bureau de bibliothécaire au San Francisco Call et les zigzags abruptes qui l’y menèrent. L’histoire d’un destin qui bifurque, d’un gamin nourrit d’imprimés bons marchés, de romans populaires, de faits-divers ventant les exploits de Jessie James et autres bandits magnifiques qui s’enfuit de chez son père et prend la route, fait les trains avec les hobos, devient voleur à l’arraché, videur de tiroir caisse, chapardeur, "visiteur" de pension bon marché… "En somme un gagne-petit plein de promesses", cambrioleur confirmé dès 25 ans et membre respecté de la communauté des yeggs ou "casseurs de coffres-forts" "Stetson" (de première classe dans le jargon de la route) dès 30, bandit de grand chemin. Un homme fasciné par le milieu vivant dans une ambiance de larcins, de vols et de crimes. "Le vol était devenu ma manière de penser. Les maisons étaient faites pour être cambriolées, les citoyens pour être volés, la police pour être évitée et haïe, les mouchards pour être châtiés, les voleurs pour être soutenus et protégés. C’était là mon code de conduite et celui de mes compagnons. C’était là l’air que je respirais", dans un monde d’avant les empreintes digitales (le système Bertillon balbutie) où dans une ville comme San Francisco "les conducteurs de train livraient les pigeons aux braqueurs, les flics repéraient les bons coups pour les voleurs et faisaient le guet pour eux, les pickpockets payaient aux flics un forfait journalier en échange de l’exclusivité sur un coin de rue … Il y avait des saloons par milliers, des champs de courses, le jeu n’était pas contrôlé, on pouvait truquer les matches de boxe, il y avait des kilomètres de bordels alignées les uns à côté des autres et des dizaines de fumeries d’opium". Les casses foirés (dignes de Dortmunder !), les coups fumeux, les arnaques admirables, les indéfectibles fidélités, les basses trahisons, les sommets, les bas-fonds, la prison, les cachots, les repères de poivrots, arsouilles et alcooliques en tous genres, l’opium … la grandeur et la misère. La vie édifiante d’un criminel "par habitude" pendant trente ans (dont quinze de prison), véritable manuel (loin du superflu) à l’usage de l’élite des voleurs contre les biens nantis, monument aux lambeaux du Far Ouest, à un monde, ses codes, ses figures et son mode de vie à jamais disparu, livre de référence pour ![]() ![]() |
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