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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

Flics et voyous

  Chicago-Ballade
Enzensberger Hans Magnus
Chicago, folles années 20, promulgation de la Lex Volstead : "Cette nuit, une minute après minuit, naîtra une nouvelle nation. Le démon de l’alcool fait son testament. Une ère de claire raison et de vie pure se lève … Le règne des larmes est passé …. Bientôt, les quartiers misérables appartiendront au passé. Les maisons d’arrêt et les prisons demeureront vides ; nous les transformerons en fabriques et en réservoirs à grains. Tous les hommes recommenceront à marcher droit, toutes les femmes souriront et tous les enfants riront. Les grilles de l’enfer sont à jamais closes." Une ère de la prohibition qui verra finalement triompher les gangsters, les costumes rayés et chapeaux mous, les voitures blindées et les mitraillettes dans une ville gangrenée par une corruption endémique et générale où la plus grande teinturerie de la place a mis dans sa vitrine un écriteau sur lequel on lit : "Ici, on répare et stoppe les trous de balle dans les vêtements. Invisibilité garantie". "Une colonie de gangsters a formé dans notre ville un supergouvernement duquel la population est tributaire. Il extorque ce tribut par la terreur, le rapt et l’assassinat. Beaucoup de ces gangsters sont parvenus à des fortunes fabuleuses par la contrebande de l’alcool. Ils travaillent en accord avec la police et d’autres autorités, ont crée un monopole de l’eau-de-vie et se partagent le territoire de la ville". Le mythe est en marche, succédant à celui du Far West, des "frontières", des légendaires trappeurs, des cow-boys et des shérifs. "N’importe quel analphabète turc, intellectuel japonais, marchand birman ou travailleur sud-américain peut vous donner une description du gangster. Bien que fort peu de gens aient eu l’occasion de le rencontrer, le gangster est pour tous une silhouette familière", partie intégrante de l’univers de la littérature populaire. Et la quintessence du gangster s’incarne alors en un seul nom : Al Capone, tsar, dictateur de Chicago. Essai magistral sur un homme comme un symbole, son parcours comme un symptôme.
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  Dix-huit ans de bagne
Jacob Law
"Honte ! Honte à la France d’admettre un tel régime."
Cri de gorge de Jacob Law, figure anarchiste méconnue, condamnée à quinze ans de travaux forcés au bagne de Guyane pour avoir ouvert le feu sur des forces de l’ordre lors du défilé du 1er mai 1907. "Dans un lieu où l’on fait agenouiller l’homme le plus fier, je suis resté dix-huit ans sans que l’administration ne puisse dire : "Nous avons fait plier l’anarchiste Law". Non ! Bagne maudit, lieu de crime, de honte et de mort, je n’ai jamais plié ! …". Révolté pour sa cause, l’homme ne veut pas plier, en lutte perpétuelle pour dénoncer et améliorer les conditions inhumaines de vie des détenus, l’insoumission comme seule arme. Law (patronyme prédestiné), dans un style à la fois brut et candide, tente de mettre des mots sur l’indicible, de faire vivre son combat malgré les ruines de sa vie. Un court texte saisissant, témoignage étonnant, loin de toute "mythologie de bagnards". Un texte oublié et introuvable opportunément réédité par une toute jeune maison d’édition.
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  Gangs de Paris
Jérôme Pierrat
Petite chronique du milieu, des années 1970 à nos jours
Requiem pour un milieu défunt, de la belle époque de Montmartre, des costumes croisés, des chapeaux mous, des bars, des tractions avant et des belles américaines aux banlieues (banlieue rouge et banlieue sud) et leurs blousons noirs, la fin du "pain de fesses", les vols de voitures, les braquages, la fausse monnaie jusqu’aux années fric (les années 70) et les belles équipes, les gros coups, les machines à sous, la came et les HLM … Autant d’histoires qui finissent mal en général … Une fresque passionnante hyper-documentée, richement illustrée et servie par une de ces maquettes aux petits oignons dont Parigramme à la secret.  
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  L'instinct de mort
Jacques Mesrine
Préface de Roger Knobelspiess
"L’instinct de mort devait être réédité. Dépourvu de fascination pour le sang et les armes, Le Chien rouge (c’est l’éditeur) se reconnaît dans l’instinct de vie qui poussa Jacques Mesrine à refuser tous les enfermements. Notre époque mérite un retour sur cette intransigeance-là.". Récit trop longtemps épuisé de l’ennemi public n°1 de la France giscardienne, l’homme aux mille visages ou le "grand" comme le surnomment les flics enfin réédité. Une légende construite au marteau-pilon, de petites en grandes truanderies, de braquages en kidnapping, d’évasions en cavales jusqu’aux meurtres confessés … Embrouilles et coups d’éclat avec le panache et la plume ! 
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  La bande à Bonnot à travers la presse de son époque
Frédéric Lavignette
L’histoire commence le 28 novembre 1911 en forêt de Châtelet-en-Brie quand le garde Blondeau entend claquer deux détonations et tombe sur un individu en train d’en déshabiller un autre, inanimé. Dérangé, l’assassin prend la fuite grâce à son automobile stationnée à côté de la scène de crime. On recherche désormais un certain Jules Bonnot qui n’a pas finit de faire parler de lui. Il est rapidement question d’une bande, onze personnes semble-t-il, voleurs d’un genre nouveau armés et surtout motorisés, qui multiplient les crimes et délits à une cadence qui va rythmer l’actualité pendant plus de trois ans. La presse et le photojournalisme en plein essor se déchaînent, les articles, offres de récompense ou autres appels à témoins se multiplient, les journaux (que Bonnot et sa bande utilisent à grands renforts de communiqués) s’arrachent. L’épopée légendaire est en route, le mythe en marche. L’insaisissable chef et sa bande vont ainsi passionner l’opinion et provoquer un large débat de société sur le rôle de la presse et de la police dans cette IIIe république déjà sécuritaire face aux thèmes de la délinquance et de la protection du citoyen, établissant par ce parcours sanglant un véritable manifeste pour la célébrité. Et la notoriété, comme disait Warhol "C’est comme des cacahuètes : quand on commence, on ne peut plus s’arrêter". Bonnot ne s’arrêtera pas avant ce constat testamentaire : "Je suis un homme célèbre. La renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe, et la publicité faite par la presse autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine pour faire parler d’eux et qui n’y parviennent point …" Ce n’est pas cette somme de 628 pages, pleines d’info, d’articles extraits de plus de trente journaux, de textes de contemporains du bandits (dont Colette, Jean Jaurès ou Maurice Leblanc …) et de quelques 700 illustrations qui dira le contraire. L’affaire, son époque et son contexte admirablement restitués. Passionnante remontée dans le temps !
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  La tragédie de Lurs
Jean Meckert
Petit matin à Lurs, minuscule commune des Alpes-de-Haute-Provence. 5h30, ce lundi 5 août 1952. Gustave Dominici, fils de Gaston, patriarche bourru du clan propriétaire de la ferme voisine découvre les corps de Sir Jack Drummond, de sa femme lady Ann et d’Elizabeth leur fille de 11 ans au bord de la route qui longe leur domaine. Premier acte de la tragédie de Lurs, (ou "l'affaire Dominici") qui va défrayer la chronique et passionne encore la France. Déjà "l’affaire se présente avec toutes grâces, tous les raffinements habituels qui font vibrer les innombrables amateurs de roman policiers" : meurtres, drame, aveux, désaveux, faux coupables, doutes, rebondissements et toujours pas de certitudes. Envoyé sur les lieux, Jean Meckert (alias Jean Amila) couvre l’affaire pour France Dimanche (semble-t-il) en "esprit lucide et intègre". "Rien de plus écœurant que l’abus d’une grande presse qui exploite avec cette puissance un fait divers". Au final un texte aussi magistral qu’atypique dans l’œuvre de Meckert, étonnante incursion dans le reportage, document essentiel . Joëlle Losfeld continue son indispensable travail de réédition des œuvres de Jean Meckert (c’est le quatrième), Stéfanie Delestré et Hervé Delouche leur précieux travail de préface.
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  Les postiches. Un gang des années 80
Patricia Tourancheau
Voici le récit factuel de l’incroyable épopée des Postiches, bande de braqueurs hors normes aux méthodes inédites (ils sont les premiers à associer deux corps de métiers : braqueurs et casseurs), bandits masqués, postichés, stylés qui défrayèrent la chronique entre 1981 et 1986. Ces Arsène Lupin des temps modernes dévalisent ainsi "les bourgeois de droite qui mettent de l’argent à gauche" en braquant la salle des coffres des particuliers dans les banques parisiennes. Ils agissent en plein jour, aux heures d’ouverture des banques, avec le moins de violence possible. Ils font six ou huit casses de suite puis se font oublier, partant mener la grande vie sous les cocotiers, dilapidant leur magot (ils finiront d’ailleurs tous complètement fauchés alors que de mémoire de flic, on n’a jamais vu des pilleurs de banques ramasser autant d’argent), avant de se retrouver pour reprendre le "boulot". Des anarcho-braqueurs (dont la route croisera celle d’un célèbre "bandit d’honneur" : François Besse, ancien lieutenant de Mesrine) suffisamment fascinants pour faire des émules et mettre le quai des Orfèvres dans tous ses états.
En revenant sur les bios des ces artistes de la cambriole, ces aristocrates du crime, Patricia Tourancheau (journaliste à Libération qui a pour l’occasion rencontré tous les principaux acteurs de l’histoire des Postiches, flics ou gangsters) brosse un portrait du "milieu" parisien (entre Belleville, Bagnolet et Montreuil) de ces années où "le gros voyou faisait le grand flic", jusqu’à la période moins glorieuse des procès où certains des Postiches prendront soin de démystifier les lois d’un milieu (dont les années de cavale) qu’ils avaient eux-même réinventé. 
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  L’homme hérissé. Liabeuf, tueur de flics
Yves Pagès
Hiver 1910. Paris des apaches, quartier des Halles. Le front bas de l’homme buté, les yeux indiscernables sous la barrière épaisse de ses sourcils, la mâchoire cadenassée, les traits tendus trahissant une intense rumination cérébrale, Jean-Jaques Liabeuf, dit Le Bouif, ouvrier cordonnier, banal rejeton de la "classe laborieuse" rumine sa vengeance. Arrêté par deux agents en "bourgeois" qui prétendaient l’avoir vu recevoir de l’argent d’une femme (Marcelle Pigeon, dite Didine Cendrillon) sur la voie publique, il a été condamné sur ce seul témoignage pour "vagabondage spécial" (proxénétisme) à 3 mois de prison et cinq ans d’interdiction de séjour. Procès expéditif et lacunaire. "Vous m’avez fait, je suis innocent, mais gare ! Lorsque je sortirais, je vous règlerai votre compte." Et ce soir là, dans la pénombre interlope d’un caboulot confiné, noyé dans la faune des petites frappes, des filles galantes et autres soiffards d’après le turbin, le maquereau malgré lui sonne l’heure des compte. Armé d’un tranchet, d’un revolver de calibre 8 mn et de quatre épais brassards hérissés de pointes de fer caché sous sa pelisse (sorte de bracelets de force de gladiateurs figurant encore au musée de la Police !) il va laver son honneur sur la pavé. Il tue un policier et en blesse sept autres et devient le légendaire "tueur de flics" faisant des émules, déchaînant la presse révolutionnaire et les passions au point de devenir une affaire d’Etat, jusqu’à l’émeute provoquée par son exécution (par Anatole Deibler). "Liabeuf a appliqué à la lettre la célèbre maxime "mort aux vaches", dans la rue Aubry-le-boucher".
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  Ma vie sans postiches
André Bellaïche
C’est l’histoire d’un gamin de Belleville, un môme de Paname, un fils d’immigré : le quartier, la famille, la misère, l’école maternelle et les copains puis la rue, l’école buissonnière en gang (futurs postiches), les bars, la flambe, les cambriolages … C’est l’histoire d’un type qui, à 24 ans, est accusé d’un hold-up défrayant la chronique et est condamné à mort par contumace, un mec soupçonné d’être le cerveau du gang des postiches, bande de braqueurs qui ont commencé "le jour de la mort de Saddate, le 6 octobre 1981 et ont finit avec la mort de Daniel Balavoine, le 14 janvier 1986 après le tragique braquage du Crédit Lyonnais de la rue Blanche." : 30 braquages en 5 ans ! L’histoire de 12 années de cavale autour du monde (de Casablanca à Tahiti), d’une arrestation en Italie et d’une spectaculaire évasion en hélicoptère d’une prison de Haute Sécurité. Et puis c’est le retour en France, l’interpellation dans une des planques des postiches avec Myszka et Geay, la prison, la préparation minutieuse aux procès, la condamnation puis la réinsertion. Bref, c’est l’incroyable histoire d’un type dont la vie ressemble au plus musclé des films de gangsters, qui décide de tout raconter (sauf les postiches et les hold-up, entre dénégation et hésitation) et qui le fait plutôt bien. L’histoire d’un charmeur qui construit sa légende. 

Pour en savoir plus:
Les postiches, un gang des années 80 de Patricia Tourancheau.
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  Marche de nuit sans lune
Abdel Hafed Benotman
"Dan se concentre, la Cour revient avec les additions, les débits, les crédits, le pourcentage des intérêts et le degré des dommages. Il capte vaguement un "trente mois fermes sans sursis ni mise à l’épreuve" avec ce malaise à reconnaître son nom dans la rapidité de l’énoncé des peines prononcées, tant le juge baragouine dans sa barbe sans regarder personne." Billet retour pour Fleury-Merogis. Dan n’a plus qu’à tendre les poignets et à prendre sa place dans la file d’attente des damnés embarqués dans les fourgons cellulaires. Il ne remarque pas tout de suite qu’une des dix cellules du camion est réservée aux femmes prisonnières. "C’est là que la rencontre a lieu. Ils se découvrent l’un l’autre … dans cette grappe carcérale". Nadine N’Goma, numéro d’écrou 892005. Ils se sont touchés. Ils se sont promis. Maintenant ils se quittent. Ils s’écriront pas le "courrier intérieur". Et Dan de promettre solennellement à Nadine de s’occuper d’elle et de son petit Lou dès la sortie. Pour que Nadine ne soit pas expulsée. Une promesse qu’il voudrait tant pouvoir tenir … Marche de nuit sans lune, fulgurant roman noir écrit derrière les barreaux, parcelle brute de résistante et d’humanité, poésie ciselée de l’intelligence et de l’élégance de la plume.
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  Mauvaises nouvelles du milieu
Frank Henry
Mauvaises nouvelles du milieu« Edifiant ! C’est le mot pour qualifier cet ouvrage … Jamais en France, un délinquant professionnel n’était allé aussi loin dans un témoignage sur la pègre »
L’éditeur annonce la couleur !
Frank Henry, dit Frankus, membre du dernier Gang des postiches, multirécidiviste, bandit de grand chemin et de haut vol entreprend depuis sa cellule de démystifier le milieu et ses figures, pour mieux se convaincre lui-même de ne pas y retomber (il a fait une promesse solennelle à son fils). Une politique de la terre brûlée dont il ressort un récit autobiographique hallucinant. Treize nouvelles qui nous plongent sans fard dans le quotidien d’un braqueur fiché au grand banditisme (Panthéon des malfrats) qui a passé plus de vingt ans derrière les barreaux : gros coups, règlements de comptes, magouilles et embrouilles, tout et tout le monde y passe. Dehors  (dans le milieu) ou Dedans (de maisons de correction en quartiers de haute sécurité) l’auteur raconte et souvent, les armes (en tous genres) parlent.
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  Notes sur l’affaire Dominici suivi de Essai sur le caractère des personnages
Jean Giono
"A l’aube du 5 août 1952, Gaston Dominici trouve le corps d’un homme assassiné à une centaine de mètres de sa ferme de la Grand-Terre à Lurs dans les Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-haute-Provence). Arrivés sur les lieux, les gendarmes découvrent deux autres cadavres. Il s’agit d’un couple d’Anglais, Jack et Ann Drummond, tués par balle et de leur petite fille de dix ans, Elizabeth, tuée à coups de crosse. Commence alors l’une des affaires judiciaires les plus mystérieuses du XXe siècle. L’enquête dure un an et demi et abouti à l’emprisonnement et à la condamnation de Gaston Dominici." Giono qui est chez lui (Lurs est à peine à une vingtaine de kilomètres de Manosque où il vit depuis toujours) se passionne pour l’affaire (comme Meckert, Orson Welles et toute la France d’ailleurs !). Il accepte même de couvrir le procès pour l’hebdomadaire Arts. Il assistera ainsi à tout le procès (exception faite des trois dernières audiences "où il n’était question que d’éloquence") et prendra de nombreuses notes sur le vif (qui seront publiées en quatre livraisons en décembre 1954) soulevant des question auxquelles personne, à ce jour, n’a encore répondu … Voici ces notes rassemblées et rééditées en Folio 2€ suivies, comme dans l’édition de 1955,  de l’ Essai sur le caractère des personnages. "Pour beaucoup, c’était simplement un drame paysan, un pathétique de "j’avions". Les premières pages n’avaient besoin que de gros titres. On a écrit pour le public une histoire pleine de bruit et du fureur. Je voudrais donner une signification à ce bruit et à cette fureur."
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  Paris Gangster. Mecs, macs et micmacs du milieu parisien
Claude Dubois
Dans l’âme de Paris le milieu, ou mitan, c’est pêle-mêle Bébert l’Enjôleur, Jo l’Italien, Jo la Terreur, Jean le Frisé, Henri les Yeux Bleus ou Dédé les Diam … Henri Charrière (Papillon), Pierrot le Fou, Jacques Mesrine, un nommé La Rocca ou François Marcantoni.
Des apaches, des macs, des costauds, des tatoués ou des grossiums arborant Borsalino et Monte Cristo, lingés comme des Milords.
C’est aussi Melville, le Breton ou Simonin. Du rififi chez les hommes, Touchez pas au grisbi ...
Des mecs et leur môme, Casque d’Or en tête (Amélie Hélie de son vrai nom).
Et tous de suivre la loi, non écrite, du mitan. Ils ont la mental’, la gouaille, l’argot fleuri et fascinent.
"Ceux dont nous parlons ici, les voyous de l’ancien temps, avaient du panache, même si leur parcours se terminait tôt, le nez dans le ruisseau … la faute aux pruneaux"
Superbe radiographie du milieu parisien, richement illustrée, Paris gangster est une plongée nostalgique dans un monde disparu que Dubois fait revivre avec verve et talent.
Tout y est, surtout l’incomparable poésie de Paname.
De la très belle ouvrage !
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  Un crime parfait. Un polar postmoderne
David Grann
Décembre 2000. Un méandre de l’Older dans un coin reculé de la Pologne, trois pêcheurs remarquent un corps flottant près de la rive, un seul nœud coulant autour du cou et les mains liées derrière le dos. Il ne fait aucun doute que l’homme, Dariusz Janiszewski un homme d’affaires de 35 ans porté disparu depuis 1 mois, a été assassiné. Mais l’enquête approfondie de la police ne donne rien et est abandonnée au bout de 6 mois en raison "d’une incapacité à trouver le ou les responsables". Jusqu’à cet après-midi de l’automne 2003 où Jacek Wroblewski, un détective de la police de Wroclaw ne rouvre le dossier et ne tombe sur Krystian Bala, un intellectuel polonais de trente ans, auteur d’un livre scandaleux (Amok), mentionné lors de la première enquête pour avoir vendu le portable de la victime sur un site d’enchères … Ce texte incroyable (publié pour la première fois dans The New Yorker les 11 et 18 février 2008) revient sur une affaire comme un abîme happant toutes les frontières définies entre fiction (comme preuve) et réalité (comme doute).

et du même auteur dans la même collection
Le caméléon. Les multiples vies de Frédéric Bourdin
L’étrange histoire de Frédéric Bourdin, l’homme (français) qui, au cours des quinze dernières années s’est inventé un nombre fabuleux d’identités, s’introduisant dans les refuges pour jeunes, des orphelinats, des foyers d’accueil, des familles, des lycées et des hôpitaux pour enfants en Espagne, Allemagne, Belgique, Angleterre, Irlande, Italie, Luxembourg, Autriche, Portugal, Bosnie, Suisse, Slovaquie, France, Suède, Danemark et l’Amérique,  interprétant toujours le même rôle : celui d’un enfant maltraité ou abandonné … Une enquête sur un grand imposteur du XXe siècle, la névrose comme leitmotiv, la mystification comme échappatoire parce que "mieux vaut un mensonge qui rassure qu’une vérité trop douloureuse ..." (plus c’est gros, mieux ça passe !)
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  Une vie de voyou
Michel dit "Porte-Avions" Ardouin
Michel Ardouin, figure du grand banditisme français, a aujourd’hui 61 ans. Il parle pour la première fois, revenant sans détour sur son incroyable parcours. Celui d’un fils de bonne famille que rien ne prédestinait à devenir voyou et qui n’a pourtant pas fait les choses à moitié. Proxénète, braqueur (plusieurs dizaines de banques à son actif), trafiquant de cocaïne ... Sans oublier son épopée aux côtés de Mesrine (dont il organisera l’évasion), les grands et les petits coups, les figures du milieu, les arnaques et trafics en tous genres, les règlements de compte, les cavales, les QHS. Came, casses, meurtres, cavales, caïds, naves, porte-flingues, maquereaux … paysage hallucinant d’une époque révolue et d’une histoire (heureusement) hors norme. Quarante années dans le milieu. Un véritable bottin de la voyoucratie, une épopée qui porte bien son titre.
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  Yakusa. Enquête au cœur de la mafia japonaise
Jérôme Pierrat
Alexandre Sargos
Apnée dans les profondeurs du crime au soleil levant. Une enquête de plus de quatre ans (entre 2001 et 2005), une multitude de rencontres parmi les quatre-vingt mille membres affiliés aux différentes organisations, un véritable "panel" de yakusa, des gangsters économiques en col blanc aux hommes de main, des hauts cadres aux apprentis en passant par les gardes du corps, les parrains, les repentis ou les détenus. Une analyse poussée qui lève un coin de voile sur l’univers opaque et souterrain d’une des organisations criminelles les plus structurées du monde, exerçant une influence réelle sur la société (jusque dans les plus hautes sphères). De la formation des apprentis, des techniques d’exécution traditionnelles aux guerres de territoires en passant par le recensement des activités de ces voyous ou de leurs codes (tatouages ou Yubitsume-amputation rituelle d’une phalange), une exploration complète de cette société secrète et de ses spécificités culturelles, renvoyant le Japon face à son histoire.
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  Yegg : Autoportrait d'un honorable hors-la-loi
Jack Black
Yegg ou l’incroyable parcours de Jack Black, de son départ, enfant, du pensionnat des sœurs à un bureau de bibliothécaire au San Francisco Call et les zigzags abruptes qui l’y menèrent. L’histoire d’un destin qui bifurque, d’un gamin nourrit d’imprimés bons marchés, de romans populaires, de faits-divers ventant les exploits de Jessie James et autres bandits magnifiques qui s’enfuit de chez son père et prend la route, fait les trains avec les hobos, devient voleur à l’arraché, videur de tiroir caisse, chapardeur, "visiteur" de pension bon marché…  "En somme un gagne-petit plein de promesses", cambrioleur confirmé dès 25 ans et membre respecté de la communauté des yeggs ou "casseurs de coffres-forts" "Stetson" (de première classe dans le jargon de la route) dès 30, bandit de grand chemin. Un homme fasciné par le milieu vivant dans une ambiance de larcins, de vols et de crimes. "Le vol était devenu ma manière de penser. Les maisons étaient faites pour être cambriolées, les citoyens pour être volés, la police pour être évitée et haïe, les mouchards pour être châtiés, les voleurs pour être soutenus et protégés. C’était là mon code de conduite et celui de mes compagnons. C’était là l’air que je respirais", dans un monde d’avant les empreintes digitales (le système Bertillon balbutie) où dans une ville comme San Francisco "les conducteurs de train livraient les pigeons aux braqueurs, les flics repéraient les bons coups pour les voleurs et faisaient le guet pour eux, les pickpockets payaient aux flics un forfait journalier en échange de l’exclusivité sur un coin de rue … Il y avait des saloons par milliers, des champs de courses, le jeu n’était pas contrôlé, on pouvait truquer les matches de boxe, il y avait des kilomètres de bordels alignées les uns à côté des autres et des dizaines de fumeries d’opium". Les casses foirés (dignes de Dortmunder !), les coups fumeux, les arnaques admirables,  les indéfectibles fidélités, les basses trahisons, les sommets, les bas-fonds, la prison, les cachots, les repères de poivrots, arsouilles et alcooliques en tous genres, l’opium … la grandeur et la misère. La vie édifiante d’un criminel "par habitude" pendant trente ans (dont quinze de prison), véritable manuel (loin du superflu) à l’usage de l’élite des voleurs contre les biens nantis, monument aux lambeaux du Far Ouest, à un monde, ses codes, ses figures et son mode de vie à jamais disparu, livre de référence pour la Beat generation, matrice de Junky de William S. Burroughs (qui signe d’ailleurs la préface) paru en 1926 aux États-Unis et aujourd’hui pour la première fois en français (dans son intégralité) dans une admirable traduction.
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  Yegg : Autoportrait d'un honorable hors-la-loi
Jack Black
Yegg ou l’incroyable parcours de Jack Black, de son départ, enfant, du pensionnat des sœurs à un bureau de bibliothécaire au San Francisco Call et les zigzags abruptes qui l’y menèrent. L’histoire d’un destin qui bifurque, d’un gamin nourrit d’imprimés bons marchés, de romans populaires, de faits-divers ventant les exploits de Jessie James et autres bandits magnifiques qui s’enfuit de chez son père et prend la route, fait les trains avec les hobos, devient voleur à l’arraché, videur de tiroir caisse, chapardeur, "visiteur" de pension bon marché…  "En somme un gagne-petit plein de promesses", cambrioleur confirmé dès 25 ans et membre respecté de la communauté des yeggs ou "casseurs de coffres-forts" "Stetson" (de première classe dans le jargon de la route) dès 30, bandit de grand chemin. Un homme fasciné par le milieu vivant dans une ambiance de larcins, de vols et de crimes. "Le vol était devenu ma manière de penser. Les maisons étaient faites pour être cambriolées, les citoyens pour être volés, la police pour être évitée et haïe, les mouchards pour être châtiés, les voleurs pour être soutenus et protégés. C’était là mon code de conduite et celui de mes compagnons. C’était là l’air que je respirais", dans un monde d’avant les empreintes digitales (le système Bertillon balbutie) où dans une ville comme San Francisco "les conducteurs de train livraient les pigeons aux braqueurs, les flics repéraient les bons coups pour les voleurs et faisaient le guet pour eux, les pickpockets payaient aux flics un forfait journalier en échange de l’exclusivité sur un coin de rue … Il y avait des saloons par milliers, des champs de courses, le jeu n’était pas contrôlé, on pouvait truquer les matches de boxe, il y avait des kilomètres de bordels alignées les uns à côté des autres et des dizaines de fumeries d’opium". Les casses foirés (dignes de Dortmunder !), les coups fumeux, les arnaques admirables,  les indéfectibles fidélités, les basses trahisons, les sommets, les bas-fonds, la prison, les cachots, les repères de poivrots, arsouilles et alcooliques en tous genres, l’opium … la grandeur et la misère. La vie édifiante d’un criminel "par habitude" pendant trente ans (dont quinze de prison), véritable manuel (loin du superflu) à l’usage de l’élite des voleurs contre les biens nantis, monument aux lambeaux du Far Ouest, à un monde, ses codes, ses figures et son mode de vie à jamais disparu, livre de référence pour la Beat generation, matrice de Junky de William S. Burroughs (qui signe d’ailleurs la préface) paru en 1926 aux États-Unis et aujourd’hui pour la première fois en français (dans son intégralité) dans une admirable traduction.
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Romans
Dashiell Hammett

Hammett est au roman noir ce qu'Elvis est au rock n'roll: avant lui il n'y avait rien! Le roman était alors policier, condamné à la seule logique analytique en salon (Élémentaire mon cher Watson …). "Il existe un complexe d’émotion, de drame, de ...
 
The straircase (Soupçons)
Jean-Xavier de Lestrade

Série documentaire en 8 épisodes (de 45 minutes)
Durham, Caroline du nord le 9 décembre 2001, 2h41 du matin. Le 911 (services d’urgence) reçoit l’appel affolé de Michael Peterson, romancier réputé de 59 ans. Il vient de découvrir le corps de sa femme Kathleen baignant dans son sang au pied de l’escalier de leur luxueuse maison. Les secours arrivent rapidement sur place, la police aussi. Mais il est trop tard. Kathleen es...
 
Coronado
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