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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

Thriller

  Au-delà du mal
Shane Stevens
Thomas Bishop est le fils d’une mère abusée dans son enfance, violée, battue. Une mère qui haïssait les hommes "avec la même ardeur que d’autres réservaient à l’amour". Tous les hommes, y compris son fils. Au point de lui faire croire (et de se convaincre) qu’il était le produit d’un viol. Il serait donc le fils de Caryl Chessman, le tristement célèbre "braqueur à la torche rouge", exécuté dans la chambre à gaz de Saint Quentin le 2 mai 1960, après douze années passées dans le couloir de la mort. Et Thomas Bishop de grandir sous les coups, les humiliations et les sévices de sa mère, la mémoire mutilée, habitée par des monstres infatigables et "des démons surgis de l’enfer, écrasée de souffrances épouvantables et de châtiments, peuplée de femmes martyrisées par leurs bourreaux masculins". "Ce petit garçon est foutu. Quoi qu’il arrive, il est foutu" diagnostique l’interne des urgences qui le soigne pour le graves brûlures. Il a 3 ans. Puis par une nuit de décembre, Thomas qui a 10 ans, assomme sa mère, la pousse dans le poêle à bois de la ferme isolée dans laquelle ils vivaient retirés et la regarde se consumer jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un tas d’os blanchis. Trois jours instables. L’enfant est jugé fou, interné. Quinze ans plus tard, c’est un robot humain n’éprouvant aucune émotion, "un génie de la dissimulation, maître de la survie apparemment normal, complètement opérationnel, et totalement, irrévocablement programmé pour la destruction de masse" qui s’échappe, entamant un "cycle d’horreur et de destruction meurtrières qui allait faire trembler la nation sur ses bases morales" et déclenchant une des plus grande chasse à l’homme de l’histoire du pays. Le lieutenant John Spanner et tous les flics du pays, Newstime et tous les médias, Amos Finch professeur de criminologie à Berkley, Adam Kenton meilleur journaliste d’investigation du plus important magazine d’information américain ... tout le monde se lance aux trousses de cet insaisissable tueur hors normes.
Sorte de Zodiac hanté par la figure de Caryl Chessman, Au-delà du mal est une formidable plongée quasi journalistique dans l’Amérique des années 70 en plein Watergate entre mœurs politiques, luttes d’influence, rôle des médias et débat sur la peine de mort. Une dantesque remontée vers les racines d’un mal américain : le serial killer, comme un syndrome. "Tous les êtres vivants, du plus minuscule cafard à l’homme lui-même, détruisait la vie pour la préserver. La destruction représentait une forme de création, et la mort une forme de vie. Tuer, c’était vivre, ne pas tuer c’était mourir." Ici l’horreur se lit dans le regard de l’autre, loin des flots d’hémoglobine généralement déversés dans ce type de course au tueur, le propos (servi par une construction impeccable) n’étant pas tant l’expression du mal que sa genèse. Fascinantes 759 pages … écrites en 1979 par un auteur dont on ne sait pas grand chose et publiées pour la première fois en français.
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  Enfant 44
Tom Rob Smith
Moscou, hiver 1953. Le corps d’un garçonnet de quatre ans et dix mois, Arkady Fiodorovitch Andreïev, est retrouvé sur la voie ferrée. Il est entièrement nu, la bouche pleine de terre. Il a été éventré. Mais officiellement c’est un accident. Un terrible accident, malgré ce qu’affirment les parents de la victime. Léo Demidov, officier zélé du MGB, police d’état chargée du contre-espionnage, doit donc étouffer toute spéculation infondée dans cette Russie où le crime n’existe pas, où chaque écolier apprend que les meurtres, les cambriolages et les viols sont des maux propres à la société capitaliste. L’affaire est classée. Mais Léo, qui n’avait d’autre ambition que de servir son pays, un pays qui avait vaincu le fascisme, qui permettait à chacun de s’instruire et d’être soigné gratuitement, qui défendait les droits des travailleurs du monde entier, qui versait à un ouvrier à la chaîne un salaire comparable à celui d’un médecin diplômé, Léo est saisi par les premiers doutes. Puis c’est la dénonciation. Le nom de sa femme Raïssa qui apparaît en bas d’une liste de suspects arrachée sous la torture. C’est la suspicion, l’assignation à résidence, l’accusation d’espionnage puis la disgrâce, la relégation dans la milice de Voualsk, une minuscule ville à 800 kilomètres de Moscou. Exilé du monde prestigieux des crimes politiques vers celui, plus sordide et secret de la criminalité conventionnelle. Et les doutes qui avaient assaillis Léo à Moscou vont se transformer en certitude quand il doit valider l’arrestation du coupable désigné du meurtre d’une jeune écolière retrouvée dans la neige, nue, le ventre lacéré et la bouche pleine de terre. Des similitudes plus que troublantes avec le meurtre du petit Arcady … Enfant 44 est un thriller moscovite adroitement mené, un bain soviétique renouvelant habilement les codes d’un genre trop souvent étouffé par une américanisation systématique des procédures, dans la Russie du stalinisme triomphant, de la propagande, des purges, des dénonciations et de la crainte où il faut se méfier même de ceux à qui l’on fait confiance et où l’efficacité de façade importe cent fois plus que la vérité. L’enquête et ses entraves, selon d’autres paramètres.   
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  From hell
Alan Moore
Eddie Campbell
Une autopsie de Jack l'éventreur
Oui, From hell est une BD!
Mais c'est surtout une fresque monumentale du Londres victorien de 1888. Plus de 500 pages fulgurantes et magistrales, hyper documentées, des vignettes noir et blanc dessinées au scalpel qui retracent, selon une construction qui donne le vertige, l'énigme criminelle la plus célèbre de l'histoire : celle de jack l'éventreur, le meurtrier dont la seule lettre authentifiée fut expédiée, à en croire son auteur "from hell", depuis l'enfer.
Prix du festival de la BD Angoulème 2001.  
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  Hannibal Lecter. Les origines du mal
Thomas Harris
Ouvrir la porte de la mémoire, terrible boîte de Pandore pleine de plaintes, de cris, de hurlements. Quelque part en Lituanie dans un château, avant-guerre, un petit garçon joue avec Mischa sa petite sœur adorée. C’est Hannibal Lecter, enfant tranquille et doué, paisible descendant d’une prestigieuse lignée de comte. Un bonheur familiale et une vie sans histoire brisés par les cauchemars de la guerre. On comprend que c’est là, dans ces horreurs historiques que prennent les racines du mal. Une implacable vengeance qui fera du garçon un monstre. Un prequel (entre Dracula et Frankenstein), nettement moins gore que la trilogie à laquelle il se réfère mais qui se dévore "avec des fèves au beurre et un excellent chianti".
Le plus gourmet des cannibales sera également sur les écrans le 7 février avec une adaptation de Peter Webber (avec Gaspard Ulliel et Anthony Hopkins).
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  La ligne noire
Jean-Christophe Grangé
"Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l’Equateur, une autre ligne. Une ligne noire jalonnée de corps et d’effroi …"
Marc Dupeyrat, qui fut successivement pianiste, journaliste régional, grand reporter, paparazzi puis journaliste criminel spécialiste en faits-divers, va suivre cette ligne noire. C’est parce qu’il est obsédé par le crime et qu’il cherche des réponses à des questions douloureuses que son expérience personnelle a laissé en suspens, qu’il va se laisser guider par Jacques Reverdi, un ancien champion d’apnée (loin, très loin des clichés du Grand Bleu !) arrêté à Papan, petit village du Sud-Ouest de la Malaisie et soupçonné de plusieurs meurtres épouvantables.
Dupeyrat veut comprendre ce tueur en série atypique dont les cauchemars semblent se dissoudre dans le sang, il veut capter l’étincelle du mal dans le cerveau du tueur, coûte que coûte …
Grangé nous livre un thriller incroyablement efficace, un best-seller annoncé de plus pour ce maître du genre, dans la droite lignée de ses premiers titres . Nouveau roman qui devrait être le premier épisode d'une série de trois livres constituant "une remontée vers le Mal".
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  La route de Gakona
Jean-Paul Jody
Après avoir traqué les escrocs pour le compte de plus grandes compagnies d’assurances, Kinscoff est désormais à son compte. Avec Stéphane de State, son associé, ils  peuvent choisir leurs clients et leurs affaires. Ils pourraient même s’abstenir de travailler (La position du missionnaire leur ayant permis de mettre de côté un joli paquet de diamants) mais l’un a "des orties dans les chaussettes lorsque l’amour de sa vie s’absente et le deuxième s’enflamme à l’appel de l’aventure". Et Wally est partie depuis 3 jours. Kinscoff tourne en rond. Trop de cigarettes, d’insomnies, trop d’alcool, il n’en peut plus. Il accepte d’aller faire un tour à Nantes, enquêter sur le suicide d’un retraité retrouvé pendu dans son garage. "Partir de toute façon", même avec Catherine Hanbal, la stagiaire dégottée par Stéphane. Kinscoff épluche donc la vie du paisible vieux monsieur, cherchant sans trop y croire une seule bonne raison de le tuer. Il tombe alors sur un vieux brevet américain, un réseau de radioamateurs, les travaux de Telsa sur les ondes, le projet Wardenclyffe, "une technologie qui, maîtrisée, permettrait de produire des explosions, de détruire des missiles ou des sous-marins en plongée, de manipuler le climat ou d’influencer le cerveau humain" et une vague de suicides, d’agressions et d’accidents étranges, déclenchant un raz-de-marée de dangereuses complications.
"La ville de Barcelone manque d’eau, la France envoie six bateaux-citernes depuis le port de Marseille, on envisage de détourner le cours de l’Elbe pour irriguer les cultures assoiffées. La neige tombe à Bagdad. On annonce que Bangkok serait rayé de la carte en 2020 à cause de la montée des eaux, et aussi qu’il neige sur l’acropole d’Athènes". Pendant que le climat fait l’intéressant, Kinscoff découvre médusé que toutes ces catastrophes ne sont peut-être pas si naturelles que ça, apprend à ses dépends les armes climatiques et le capitalisme du désastre. "En gros, les ultralibéraux  utilisent les crises brutales et destructrices comme opportunités pour imposer à des masses traumatisées des réformes impopulaires qui ne passeraient pas si ces gens étaient en pleine possession de leurs moyens". Une enquête comme un cyclone, une traque de Paris à l’Alaska, en passant par  les Etats-Unis, l’Australie derrière la barrière antilapins, la Norvège et le Canada. Un thriller écologique intelligent, hyper documenté, parfaitement construit. Une lecture paranoïaque dévorante … en attendant que le ciel ne nous tombe sur la tête.
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  Le club Dumas
Arturo Perez-Reverte
Ou l'ombre de Richelieu.
Lucas Corso, mercenaire de la bibliophilie et chasseur de livres, reçoit de clients la double mission d’authentifier un chapitre manuscrit des Trois Mousquetaires et de déchiffrer l’énigme d’un étrange livre, Les neuf portes du Royaume des Ombres, brûlé en 1666, en même temps que son auteur, sur l’ordre du Saint Office, et qui selon la légende permet de convoquer le diable. L’enquête de Corso se complique du suicide d’un célèbre éditeur.
Lire n’est jamais une occupation innocente…
Pour Roman Polanski, le roman devient La neuvième porte (The Ninth Gate) à l'écran en 1999.
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  Le silence des agneaux
Thomas Harris
Il s'appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres sanglants, il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle. Pour comprendre les motivations secrètes d'un psychopathe qui terrifie l'Amérique, la police a besoin de ses " intuitions ". Mais Lecter n'accepte de communiquer qu'avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d'elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l'aidera-t-il à trouver le tueur... Ou le tueur à la trouver  ...
Evidemment porté à lécran par Jonathan Demme en 1990 (avec Anthony Hopkins et Jodie Foster). Un must!
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  Le tableau du maître flamand
Arturo Perez-Reverte
Sur la toile peinte il y a cinq siècles, un seigneur et un chevalier jouent aux échecs, observés depuis le fond par une femme en noir. Détail curieux : le peintre a exécuté ce tableau deux ans après la mort mystérieuse d’un des joueurs et tracé l’inscription "Qui a pris le cavalier ?". Tout cela n’éveillerait que des passions de collectionneurs si des morts violentes ne semblaient continuer la partie en suspens sur la toile.
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  Les rivières pourpres
Jean-Christophe Grangé
Niémans, l'ex-gloire de l'antigang, et Abdouf, l'inspecteur au passé de voyou, croyaient tout connaître de la violence et de la mort. Mais ils vont rencontrer pire encore : des corps mutilés, torturés. Une mise en scène macabre signée "Les Rivières pourpres". Secte satanique ou gang de tueurs fous ? Sondant les abîmes du passé, les deux enquêteurs vont de découvertes hallucinantes en révélations terrifiantes. La vérité qui les attend dépasse l'imagination.
Un thriller français décomplexé auquel l'adaptation ciné de Mathieu Kassovitz ne rend pas vraiment justice.  
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  Maléfices
Maxime Chattam
MaléficesMaxime Chattam clos ici (avec un livre aussi imposant que les deux premiers) son infernale trilogie (entamée avec L’âme du mal et In Tenebris)
On retrouve donc le duo formé par Josh Brolin, ex-profiler au FBI devenu privé et Annabel O’Donnel, flic à New York, embarqué dans une effroyable histoire (et nous avec !).
Un assassin s’introduit dans les maisons pour y déposer des araignées toutes plus mortelles les unes que les autres, et les familles ne peuvent que compter leurs blessés et leurs morts. Forcément, cela provoque une certaine panique dans la ville de Portland.
Dans le même temps, on découvre des corps de femmes entièrement momifiés dans de la soie d’araignée, le corps vidé de leurs organes, comme aspirés et suspendus dans les coins les plus reculés de la région, toujours à proximité d’un point d’eau. Quel est donc ce monstre dont les empreintes sont celles d’une personne disparue ? Peu à peu, le pire de dessine.
Une des grandes forces de ce thriller est d’exploiter une de nos peurs les plus répandues : celle des araignées et de ne jamais tourner autour du pot : au cœur de l’horreur dès les premières pages. L’auteur nous ballade de fausses pistes en rebondissements dans une intrigue suffisamment bien ficelée pour nous faire oublier le style parfois « poncifiant ». Maxime Chattam, français de son état, nous démontre que les Américains ne sont plus seuls maîtres d’un genre qu’il renouvelle avec efficacité.
Dernière précision de l’auteur : "A ceux qui n’ont pas lu les deux romans précédents : n’ayez crainte, cette histoire vous sera parfaitement compréhensible…"

Vous pouvez également visiter le site de l’auteur (à l’américaine, toujours !)
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  Orphelins de sang
Patrick Bard
Le Guatemala, "dégât collatéral de la guerre des gringos contre le communisme", un des pays en paix le plus violent au monde. Les génocidaires au pouvoir dans un chaos économique, politique et social absolu. La "guerre des ventres", des viols planifiés, une violence organisée. Les enfants, "produits" de ces viols vendus par milliers jusqu’en 1996 puis les réseaux en place qui organisent les enlèvements. "Dans les années cinquante, le Guatemala exportait des bananes, aujourd’hui des enfants ! " Des morts tués par balles, à coups de couteau, de machette. Des milliers de femmes violées, torturées, sauvagement assassinées. "Ce pays, c’est Moloch qui dévore sa progéniture".
Ciudad de Guatemala, la capitale. Les narco-quartier, les chaussures suspendues aux fils électriques comme bornes de délimitation des territoires des gangs, les bidonvilles où les flics se barricadent et les épiceries sont grillagées, gardées par des hommes armés. Le spectacle de la mort violente, le lot quotidien. Et puis juin 2007. Hiver guatémaltèque, saison des pluies. Ces deux femmes. L’une retrouvée sur un terrain vague, une balle dans le dos. L’autre, venue en ville pour trouver du travail, dans le coma à l’hôpital, une balle dans la tête. Sa fille de dix mois qu’elle allaitait encore, disparue.
Victor Hugo Hueso travaille au service des relations publiques des pompiers municipaux chargés de diffuser films et photos alimentant les "pages rouges" des quotidiens spécialisés en fait-divers glauques. Il a un fils du même âge que la petite Claudia. Il suit des études de journalisme à l’université. Souvent la police sollicite l’aide des pompiers. Walter Pastor, officier de la dérisoire brigade des "fémicides" sollicite celle de Victor pour cette enquête qui fera le sujet de son article de fin de stage. Retrouver la fillette coûte que coûte.
Bay Street, Santa Moncia. Katie et John Mac Cormack à l’autre bout de cette chaîne innommable. Lui courtier en assurances, elle agent immobilier la trentaine botoxée. Un jardinier guatémaltèque, une idée de voyage pour se changer les idées après une nième FIV manquée et une annonce sur Internet "Adoptez au Guatemala !" L’engrenage.
Les orphelins de sang, un polar habile ultra documenté dans la lignée de La Frontière (de Ciudad Juárez), au cœur de l’extrême misère, de la violence faite aux femmes, du trafic d’enfants. "On est tellement pauvres qu’on a commencé à s’entre-dévorer".
L’horreur massive sortie de l’ombre. Lumière crue, éclairage violent. Question de survie.
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  Zodiac
Robert Graysmith
"Après Jack l’éventreur et avant le Fils de Sam, il n’est qu'un seul meurtrier qui rivalise avec eux par la peur qu’il a pu engendrer : le mystérieux et insaisissable Zodiac". Un tueur masqué qui a terrorisé la baie de San Fransisco entre décembre 1968 et octobre 1969, semblant tuer au hasard, narguant les autorités incapables de l’arrêter par des lettres et cryptogrammes adressés à la presse. Un assassin rusé, spécialiste des armes, passé maître dans le maniement de la corde, du fusil et du couteau, un redoutable chasseur d’hommes revendiquant pas moins de 37 meurtres (pas tous avérés). Un tueur compulsif jamais arrêté. Une affaire que Robert Graysmith, alors dessinateur au San Fransisco Chronicle a suivi de très près, jusqu’à l’obsession. Une enquête devenue une quête de plus de trente ans, un coupable très plausible à la clé dont tous les éléments sont réunis dans ce livre ultra fouillé, somme de tous les dossiers du F.B.I, des dossiers confidentiels de la police et de l’administration, des mémos internes des services judiciaires, des rapports des psychologues et d’agents de probation, des entretiens des psychiatres avec le principal suspect, des tests au détecteur de mensonge, d’articles de journaux jamais publiés, de notes inutilisées des reporters et des séquences d’interviews coupées au montage. Tout simplement passionnant.
C’est aussi un remarquable thriller quasi-documentaire porté à l’écran par David Fincher.
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Orphelins de sang
Patrick Bard

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Frost / Nixon, l'heure de vérité
Ron Howard

Année : 2008
Durée : 2h02mn
Avec : Frank Langella, Michael Sheen

1977. Après d’âpres négociations, l'ancien Président Richard Nixon accepte la série d’interviews télévisées que lui propose David Frost, un présentateur télé anglais, sortant ainsi de trois ans de silence après le scandale du Watergate, sa démission le 8 août 1974, son...
 
Noir c'est noir
Tim Lane

Un jeune homme de 24 ans à la recherche d’Elvis dans la zone de fret de Mineapolis, Muncie au bar d’Angelo tous les soirs, un maniaco-dépressif récurrent,  John et l’ombre d’un bonheur perdu, sa vie qui lui a échappé, la mort de Marty …. Une série d’