![]() Anglo-saxons James Sallis "Après un moment je me levai et marchai vers la fenêtre. Je sentais que, si je me taisais, si je ne pensais pas à ce qui s’était passé, d’une manière ou d’une autre les choses redeviendraient normales […] Je n’avais toujours pas appris, semblait-il, que rester immobile ne suffit pas."Lew Griffin vit cloîtré dans sa chambre. Mais comme rester immobile ne suffit pas à éloigner les souvenirs, les derniers remontent à la surface : la disparition de son fils David, la balle que son ami Don vient de prendre dans le buffet, les pigeons que l’on empoisonne … Lew va enquêter pour tenter de comprendre son présent, son peu d'avenir et son propre passé, en chasser les fantômes. Dernier volet des enquêtes de Lew Griffin (après Le faucheux, La mort aura tes yeux, Papillon de nuit, Le frelon noir, L’œil du criquet et Bluebottle), Bête à bon dieu est un magnifique roman, noir et crépusculaire. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Harry Crews Dorothy Turnipseed quitte sa ville natale de Waycross (Géorgie) et son nom improbable pour devenir, sous la férule de l'entraîneur Russell "Muscle" Morgan, Shereel Dupont, reine du body-building, une des principales candidates au titre de Miss Cosmos. C'est alors que la famille de Shereel, des péquenots obèses, débarque du pays (et du passé) avec armes et bagages dans l'hôtel de grand luxe où se tient le concours.Une hallucinante histoire de l’excès. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() George Chesbro Qui est Bone? Un parmi les milliers de sans abri qui hantent les rues de New York? D'où vient le fémur humain qu'il tient dans la main? Qua-t-il vu pour perdre la parole et la mémoire? Pourquoi son apparition dans Manhattan semble-t-elle être à l'origine d'une série de meurtres sanglants? Est-il le tueur maniaque qui décapite les clochards pendant la nuit?
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Ken Bruen "Prenez un rétensif-anal, (Stephen Blake) concentré sur la maîtrise de soi, ôtez-lui les freins, et reculez-vous parce que ça va pas être joli à voir de près." Ajoutez Sioban "les battements même de son cœur",
irlandaise au point qu’on la croirait sortie d’un film, Tommy, un vieux
pote disciple du Gonzo camé jusqu’aux yeux et chargé d’une dette
encombrante, John Stapleton un ancien tueur de l’IRA ayant
régulièrement figuré sur la liste des dix personnes les plus
recherchées par l’armée britannique, le whisky comme seul talon
d’Achille, Galway, l’Irlande, ces journées (nombreuses) où la pluie est
une insulte personnelle, les pintes de Guinness qui s’alignent sur le
comptoir comme la communion, un braquage, un premier mort, le projet
d’une fuite aux Etats-Unis, le rêve américain, une escale à New-York,
une autre à Las Vegas, Tucson comme point de chute parce qu’il n’y
pleut jamais, mais Dade "grand squale blanc de la malveillance urbaine",
psychopathe froid, imprévisible, féroce et fan absolu de Joe Strummer,
Juan, sorte de Tony Montana du Bronx, Sherry la vénéneuse, "environ 1 mètre 65 de supplice de Tantale", une belle salope, un beau merdier. Bronach gaélique et poisse américaine, un cauchemar dans les bagages! "Les tombes seraient le seul héritage des retombées de toute cette entreprise",
conclusion comme un avertissement. Ce n’est ni un Jack Taylor, ni un
R&B, mais c’est du Ken Bruen pur jus, du brut de rock’n roll!
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Larry Brown Quand Sam, policier de la route, ramassa Fay Jones elle était seule au monde
pour la première fois de sa vie, fuyant à pied la misère familiale et les avances
de son père, assise sur le bas côté de la chaussée en travaux, en plein soleil,
assoiffée. Elle se disait que la meilleure solution, c’était le Sud. Elle avait
une vague idée de ce que pouvait être une région côtière. Elle savait qu’il y
ferait plus chaud en hiver, et c’était surtout ça qui l’engageait à poursuivre
dans cette direction, vers Biloxi. Elle avait à peine 17 ans, une poitrine
opulente que les gens regardaient tout le temps, une forme d’innocence frisant
la naïveté. Sam lui proposa de monter dans sa voiture de patrouille climatisée,
lui donna à boire et décida de la
ramener chez lui, dans leur maison au bord du lac et de la présenter à
Amy, sa
femme. Fay s’installera chez eux. "Aller à Biloxi à pied, bon sang !
On retrouverait son cadavre dans un champ, au bord de l’autoroute et il
y
aurait un entrefilet dans les journaux locaux, rien de plus. Elle
n’avait
probablement pas de papiers d’identité. Et personne ne saurait jamais
qui elle
était, qui elle avait été, d’où elle venait. Un coup de chance qu’il
l’ait vue".
Rencontres et bouleversements, fin du livre 1, pas de l’histoire, chute
sans
fond dans un univers où la candeur déchaîne le vice, où l’on fume
beaucoup, où
l’on boit trop, même au volant, où l’on meurt en voiture, où l’on aime
mal, où
il fait trop chaud, où tout s’abîme au contact de l'autre, où la
nécessité dicte une loi sans appel, où l'on aurait voulu que les choses
soient autrement, où
l’on regrette souvent. Fay ou le récit terrible et magnifique d’allers sans
retours, de retours sans salut, chronique d’une réalité qui a la violence de
ces eaux apparemment calmes dont on sait pourtant qu’il faut se méfier …
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Pete Dexter Philadelphie, quartier mal famé de God’s pocket. Leon Hubbard avait été
engagé comme maçon qualifié sur le chantier de construction du nouveau
pavillon de traumatologie grâce au réseau mafieux de son beau-père
Mickey. En un temps record il avait réussi à déstabiliser la plupart
des membres de l’équipe passant son temps à jouer du rasoir, le geste
"vif comme une idée", s’en prenant même à Old Lucy, un vieux nègre qui
parlait tout seul. Old Lucy qui finira par lui répondre à grands coups
de tuyau métallique sur le crâne. "Leon Hubbard mourut dix minutes
après le début de sa pause déjeuner le premier lundi de mai, sur le
chantier". Peut-être pour défendre son meilleur employé, sans doute
pour éviter un paquet d’emmerdes, Coleman Peets, le chef de chantier,
décide de présenter la chose comme un accident de chantier: un coup de
crochet de grue. Simple négligence. Une thèse désormais officielle qui
pourtant ne satisfait ni la famille de la victime ni Richard Shelburn,
le journaliste le plus populaire Philadelphie, alcoolique notoire
également réputé pour ses prises de position contre le gouvernement et
en faveur des petites gens, envoyé mettre son nez dans cette étrange
affaire. Un premier roman fortement autobiographique jusque là inédit
en français dont la magistrale force d’écriture évoque déjà Paperboy ! Il y aurait beaucoup à dire sur Pete Dexter en général "le meilleur écrivain américain en activité" et sur God’s pocket en particulier, mais pour faire bref et ne développer que l’essentiel : LISEZ-LE, c’est un ordre !
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Lawrence Block Un jeune mac noir expert en art africain. Des putes qu'on lui tue, avec un acharnement forcené. Un ancien flic reconverti dans le privé, et qui boit, et qui sait qu'il boit trop, qu'il boit à mort. Et, tout autour, huit millions de New-Yorkais qui mourront un jour, chacun à sa façon, sordide, idiote, cruelle.
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Danny King « Braquer des banques, c’était fastoche, dans le temps. Pas d’alarme, de système de vidéosurveillance, de course poursuite en directe à la télé, de test ADN ou d’hélicoptère. Il n’y avait que vous et votre flingue. Du moment que vous preniez une bonne longueur d’avance sur les flics, vous étiez sûr de vous en tirer. De nos jours les bandits célèbres, ça n’existe plus. Sauf s’ils se font arrêter. »Ce n’est pas que Chris Benson ait la nostalgie du métier et de gangsters d’antan, mais c’est surtout que c’est un braqueur de banque ayant son métier comme seule passion. Il a le goût du travail bien fait et trouve que les circonstances ne sont pas toujours de son côté, loin s’en faut. Entré dans le métier grâce à son grand frère Galvin, pro du braquage et caïd, il fait ses armes aux côtés de ce dernier qui lui sauve la mise plus souvent qu’à son tour. Jusqu’au jour où Galvin en prend pour quinze ans. Le temps de l’indépendance forcée sonne pour Chris qui va devoir aller au feu tout seul. De banques en bureaux de poste (braqués camouflés sous une burka !), de camions de marchandises en prises d’otages Chris et son équipe semblent dès lors se spécialiser dans le dérapage avec un art consommé ! Après Journal d’un cambrioleur, voici la deuxième plongée dans le monde peu recommandable mais fort réjouissant des truands selon Danny King (qui sait de quoi il cause). >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Michael Guinzburg Un critique d’art à la mode chargé d’enquêter sur les activités picturales et sexuelles de Pollock pendant la dernière année de sa vie ; un mystérieux multimillionnaire et des riches qui succombent à un virus sexuellement transmissible qui leur fait exploser la tête. On vous aura prévenu ! Guinzburg a également à son actif les incoryables Gangster en rouge, Le Voleur de briquets et Le plombier des âmes. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Larry Brown A Memphis c’est l’hiver, bientôt noël. Il y a Arthur qui est vieux. Il
a du temps, de l’argent et des problèmes d’érection. Il y a Helen, sa
femme qui elle est beaucoup plus jeune. Elle a du temps, l’argent
d’Arthur et des problèmes de boisson. Il y a le jeune homme de
l’animalerie et son vieux pitbull. Il y Anajalee qui couche avec des
hommes pour de l’argent et finit son travail d’intérêt général dans une
maison de retraite en se demandant comment s’en sortir.Il y a aussi Wayne Stubbock, un marin qui tombe éperdument amoureux, Domino D’Alamo un ancien taulard dur d’une feuille qui découpe de la viande pour des lions et trafique un peu d’herbe, Mlle Muffett qui s’occupe de la maison vide et du petit chien de monsieur Hamburger. Elle à une jambe en plastique, elle se sent seule …Des humanités déviées qui vont se croiser, se manquer, s’abîmer, se perdre ou se trouver, s’entrechoquer … en une formidable illustration des petites et grandes conséquences de la vie et de ses accidents. Fucking brillant ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() James Ellroy Los Angeles dans les années cinquante. Ed Exley est un flic qui veut la gloire. Hanté par la réussite de son "incorruptible" de père, il est prêt à tout pour parvenir à l'éclipser. Bud White a vu son père tuer sa mère. Aujourd'hui, il est devenu un bloc de fureur, une bombe à retardement portant un insigne. "Poubelle" Jack Vincennes terrorise les stars de cinéma pour le compte d'un magazine à scandale. Il fera tout pour ne pas laisser remonter certains secrets à la surface. Un tourbillon de violence, un cauchemar qui teste loyauté et courage, sur fond de corruption et de règlement de compte
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Fredric Brown (réédition)"Les yeux emplis d’une terreur soudaine, Jenny recula devant le couteau … Trop effrayée pour hurler ; il n’y avait d’ailleurs personne pour l’entendre. Personne à part l’homme qui venait vers elle avec le couteau ..." Taos, Nouveau-Mexique, Charles Nelson vient d’assassiner Jenny Ames. Il faudra deux longs mois pour que le corps de Jenny soit découvert et qu’une enquête qui n’aboutira jamais soit déclenchée. Huit ans plus tard, un certain George Weaver, agent immobilier de Kansas City en pleine dépression vient se mettre au vert dans la petite ville. Il y croise par hasard son vieil ami Luke Ashley "dont le métier consistait à écrire, pour des revues policières ou juridiques, des articles relatant des affaires criminelles authentiques" qui lui parle un peu du bon vieux temps et beaucoup de cette vieille affaire qu’il avait suivi à l’époque. Il va même lui montrer la maison où eu lieu le crime. Une maison, vaguement à l’abandon que George décide de louer acceptant aussi l’idée de son ami de reprendre l’affaire pour un magazine. Il faut dire que George est seul, ses deux filles en camps de vacances, sa femme Vi encore à la maison. Seul avec ordre médical de se changer les idées, peu de projets et un sérieux penchant pour la bouteille. Il va ainsi se plonger dans l’histoire fantôme de Jenny … jusqu’à l’obsession. La fille de nulle part comme un magnifique point de fixation trouble, quand l’enquête devient une quête. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Harry Crews Marvin Molar a le buste puissant et des bras qui mesurent cinquante centimètres de circonférence, mais il ne pèse que 50 kilos. C’est que Marvin n’a pour ainsi dire pas de jambes, juste deux petites cuisses de grenouille. Molar est également muet de naissance et sourd par accident. Autant dire qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que ses parents l’aient abandonné. Il est recueilli au sein d’une famille de défectueux divers et devient le roi de l’équilibre. Il tient peut-être le monde au bout de ses doigts…
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Harry Crews "Le Chanteur de Gospel était de retour au pays. Ils avaient
attendu, ils s’y étaient préparés, ils avaient priés pour que ce jour
arrive. Toute la bourgade avait hâte de voir et d’entendre le Chanteur
de Gospel-et même de le toucher-, si Dieu en décidait ainsi, lui qui
avait à lui tout seul attiré l’attention du monde entier sur Enigma,
Géorgie." L’enfant prodigue de retour dans ce pays qu’il voudrait
oublier, terre infernale, cul-de-sac caniculaire qui, depuis deux mois,
attend une pluie qui ne vient pas. Les esprits qui s’échauffent aussi à
cause du souvenir de MaryBell Carter, poignardée au pic à glace par le
nègre 61 fois, violée une fois peut-être plus. Le Chanteur de Gospel
qui chantera pour MaryBell. Peut-être parce que "Les hommes pour qui Dieu est mort s’idolâtrent entre eux".
Mais les idoles sont fragiles, la furie des foules immense et au
royaume grotesque des freaks et des redneck triomphe le pire. Toujours.
Immense premier roman du gigantesque Harry Crews édité en poche en même
temps que Des mules et des hommes. Une enfance, un lieu, "récit inoubliable" des premières années d’Harry Crews dans un monde où "survivre est suffisant comme triomphe". >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Donald Westlake Cadre supérieur dans une usine de papier pendant 25 ans, Burke Denore vient d’être licencié, victime des compressions de personnel. C’est toute son existence qui s’écroule. Pour retrouver ce "bonheur" qu’il estime avoir mérité par son labeur, il est prêt à tout. Même à franchir les barrières de la morale. Franchement drôle (lecture obligatoire pour tous ceux qui cherchent du travail !)
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Donald Westlake Un coup fumant, du tout cuit : au lieu de braquer la banque, on allait l’embarquer. Comme ladite banque avait provisoirement établi ses quartiers dans un mobile home, rien de plus simple que de la remorquer et de la planquer dans un endroit propice… Ce fût loin de marcher comme sur des roulettes.
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Michael Connelly Sean, le frère jumeau de jack McEvoy, est retrouvé mort au volant de sa voiture de police. Le suicide ne fait aucun doute : Sean n'aurait pas supporté d'avoir échoué dans une enquête sur un crime sadique. Mais tout n'est peut-être pas si simple, d'autant que Jack découvre que d'autres policiers se sont suicidés après avoir, eux aussi, échoués dans des enquêtes similaires. Et si on avait affaire à un tueur de flics ?
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Anthony Frewin Au nord de Londres, début des années 90. Des circonstances étranges entourent le suicide du meilleur ami de Christopher Cornwell. Elément clé: trois photographies sur lesquelles figure le fameux Lee Harvey Oswald, assassin présumé de John F.Kennedy. Pourtant, tous les rapports l'attestent: jamais Oswald n'a mis les pieds hors de l'aéroport de Londres...
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() James Crumley Milo demande à Sughrue de l’aider à rentrer en possession de son fabuleux héritage détourné par le banquier qui en avait la gestion. Sughrue accepte à condition que Milo l’aide à démasquer la bande de mexicains qui a mis un contrat sur sa tête. Et en avant la ballade…
>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Anthony Frewin Un vieux "blue-movie" (film porno) noir et blanc, retrouvé par hasard, entraine le narrateur sur les traces de Tim, talentueux pionnier du porno dans l'Angleterre puritaine de la fin des années 50. Qui utilisait Tim Purdom? Quelles furent ses implications dans l'affaire Profumo? Bienvenue dans les bas-fonds de Londres... Laissez-vous aller sans hésitation, le guide est extraordinaire ... Une fois encore, Frewin jongle admirablement avec l'histoire.>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Peter Loughran "Evidemment, vous me direz que je suis un monstre. Que je n'aurais jamais dû me saouler dans les bas quartiers ni courir les filles. Ni flanquer des briques dans les fenêtres. Ni me conduire de façon aussi abominable dans le train qui m'emmenait au port de Londres..." Réédition d'un texte terrible et inclassable longtemps introuvable, que Duhamel a longuement hésité avant d'inclure dans la Série Noire. Il choisira finalement de le faire en 1967, en prenant toutefois la précaution rarissime (pour ne pas dire unique) de le faire précéder d'un avertissement au lecteur ...>Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Herbert Lieberman Necropolis, c’est la cité des morts : New York, sillonnée par les fous et les drogués, les assassins et les paumés de toute sorte ; en proie aux intrigues de la municipalité et aux trafics d’influence ; quadrillée par les voitures de police et les ambulances avec, comme destination finale, presque toujours : la morgue. Souvent sur la table de Paul Konig, médecin-chef de l'Institut médico-légal de New York depuis quarante ans. Et aujourd'hui, Konig doit faire face, en plus de ses démons personnels, à une affaire peu ordinaire : un véritable cimetière a été retrouvé sur les berges du fleuve, brassé par la marée.Premier roman noir où l'enquête est conduite par un médecin-légiste. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Dennis Lehane Patrick Kenzie a toujours son bureau en haut du clocher de cette église du vieux Boston, mais il ne travaille plus avec Angela Gennaro (enfin pour l'instant ...).![]() ![]() Robin Cook Quelque part entre hier, aujourd’hui ou demain (sûrement vers 1984). Cela fait 5 ans et 17 jours que Richard Watt et sa compagne sont installés dans cette ferme de la campagne toscane. Journaliste politique engagé, il a fuit une Angleterre où Jobling, le Premier ministre, se refuse à organiser des élections à expiration de son mandat, où le pays de Galles et l’Ecosse ont fait sécession, où la jeunesse est enrôlée dans des équipes de travailleurs manuels sous contrôle de la milice, où les manifestants sont abattus et où le seul journal encore autorisé a ses locaux au sein même du ministère de l’intérieur. "Il y a tellement de gens qui, comme Janet, disent "Nous en avons par-dessus la tête" Combien de millions d’Anglais inoffensifs, respectueux des lois, apparemment sympathiques pour qui l’arrivée de Jobling était une véritable aubaine ?". Le Nouvel Elan n’était pas moins que cette dictature paisiblement mise en place, tant redoutée par Watt qui ne peut que se faire oublier. Jusqu’au jour où un couple britannique de passage signale sa présence à Roccamarittima aux autorités britanniques. Watt est alors extradé …La plume aiguisée, le regard acéré, à la fois désespéré et indéfectiblement humaniste de Cook composent un roman noir visionnaire et saisissant, un cauchemar d’anticipation politique écrit en 1970, et qui reste d’une actualité troublante. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Iain Levison Walston, près de Pittsburgh "ville
minière à moitié défunte dont les jours de gloire étaient fini depuis longtemps
et dont les contribuables bénéficiaient en majorité de l’aide sociale", "symbole
de la pauvreté et du viol de l’environnement". Mitch, poursuivi par la
malédiction familiale de ![]() ![]() Jake Arnott Tony est un psychopathe, journaliste de la presse à scandale logiquement spécialiste des voyous. Il est également nègre pour des truands à la retraite qui veulent écrire leur mémoires. Il peine sur le livre d’Eddie, braqueur encombrant qui sort de 12 ans de tôle après le hold-up de Hounslow, énorme braquage auquel Harry Starks n’était pas étranger.Julie est une actrice au cacheton qui tente de noyer son passé dans sa carrière, qui joue la comédie pour étouffer son chagrin et qui voudrait effacer le souvenir trop lourd de ce père criminel, abattu dans un règlement de comptes où le nom d’Harry Starks est mentionné . Gaz est un voyou de carrière en fin de course, défoncé et violent, ancien homme de main d’un bonnet local qui cumule les expériences criminelles entre deux séjour à l’ombre. Trois histoires sur lesquelles plane l’ombre de Harry Starks. Dernier volet d’une trilogie exceptionnelle (Crime unlimited, Crime song). Plongée dans l’Angleterre des années Blair, amères de l’héritage Thatcher, d’un trop plein d’ecsta et de violence. Chronique d’une pègre désenchantée et de son époque, servie par une construction parfaite, une galerie de personnages incroyables, un kaléidoscope animé par un style à l’étonnante force d’évocation. "Dès qu’Arnott sort un nouveau livre, je laisse tout tomber pour le dévorer" dit David Bowie. Nous aussi ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Dennis Lehane Boston 1918, 1919. Douze mois entre la fin de la première guerre
mondiale et le début de la prohibition. Danny Coughlin, fils du
légendaire capitaine Thomas Coughlin du 12e district à South Boston et
filleul du retord lieutenant Eddie McKenna des forces spéciales, est un
flic irlandais promis à un brillant avenir sous l’uniforme. Il est
d’ailleurs chargé par son parrain d’infiltrer le Boston Social Club,
un syndicat de la police, afin de tenter d’éviter la propagation de la
grève qui menace, avant d’être rattrapé par la réalité puis par
l’histoire. Danny ne connait que trop bien le misérable quotidien des
flics sous-payés, au salaire amputé par l’entretien de leur uniforme et
l’achat des munitions, d’astreinte dans des gourbis, sans prime pour
les heures supplémentaires alourdissant encore la semaine de 80 heures.
"Le système baise les travailleurs !"
La colère enfle, Danny va devoir choisir son camp pour que la révolte
puisse devenir autre chose que ce simple mélange de grands mots, de
rage et d’impuissance. Luther Laurence, lui, n’est fils de personne, un bon joueur de baseball, un noir licencié de son poste à l’usine de munitions pour laisser la place aux soldats de retour au pays. Luther devient alors liftier à l’hôtel Tulsa, puis encaisseur de loteries clandestines. Il flirte avec la loi juste ce qu’il faut pour se donner le frisson et arrondir ses fins de mois, sans risquer sa liberté. Du moins jusqu’à ce jour où l’engrenage de la marge le pousse franchement de l’autre côté de la ligne blanche. Une fusillade dans un bar va l’obliger à fuir Tulsa, a abandonner Lila sa femme enceinte pour se réfugier à Boston où il rentre au service de la famille du capitaine Coughlin. Deux destins dans la tourmente d’une période charnière, comme une brèche, un fossé entre deux époques, un moment plein de fureurs et de heurts, entre épidémies (une grippe digne de La peste de Camus), guerre, attentats, grèves, manifs, émeutes, prohibition, flics, chômeurs, travailleurs misérables, citoyens affamés, bolchevicks, anarchistes, suffragettes … "tyrannie, impérialisme, oppression, capitaliste, fraternité, insurrection". Un roman sombre et flamboyant, récit foisonnant qui jamais ne s’égare, peuplé de figures légendaires, de références et de clins d’œil (on croise ainsi un certain Claude Mesplède !), une fresque sociale, historique, politique et policière à l’incroyable souffle épique, un roman noir tout simplement faramineux ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Iain Levison Amérique profonde. La population d’une petite ville subit de plein fouet la fermeture de son unique usine, délocalisée au Mexique. Le taux de chômage grimpe en flèche. Jake Skowran, comme beaucoup d’autres, y laisse son emploi. Il y laisse aussi sa copine, sa télé, sa chaîne hi-fi beaucoup de ses meubles (tout au clou), et une grande partie de sa vie sociale. Autant dire qu’il ne tarde pas à être aux abois, prêt à tout accepter. Alors quand Ken Gardocki, bookmaker mafieux à qui il doit de l’argent lui propose de tuer sa femme, il n’hésite pas vraiment … et exécute sa mission avec sérieux et application, y prenant même goût. Une vocation ?Un roman noir, drôle et immoral (loin de la victimisation !). Un portrait corrosif de l’autre Amérique. Bref, un polar brillant ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Iain Levison Elias White est un professeur de petite université qui décide de donner raison à Hitler pour se faire remarquer de ses collègues d’Harvard. Elias White est un professeur dont l’ambition est à la mesure de son ennui actuel. Et quand Elias White n’enseigne pas, il est un homme de petite séduction. Dixon, lui est un gangster. Un ex-taulard, braqueur de banque en cavale avec un magot peu discret, après un coup qui a mal tourné. Dixon est blessé et il sait que la cavale est une question de temps et de distance. Il doit se cacher. C’est dans le sous-sol de la maison d’Elias qu’il atterrit. Par la force des choses, d’un peu de chantage et de l’arme de Dixon, ils vont cohabiter. Choc. Fin de l’ennui. Y compris pour l’agent Denise Lupo qui n’en finit pas de croupir dans son affectation "temporaire " de vérification des numéros de série des billets en circulation … Morale de l’histoire ? Que la morale est "une excuse pour monter sur ses grands chevaux et emmerder les autres" et que cette canaille et demie scelle de vraies retrouvailles avec l’auteur d’Un petit boulot. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() |
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