![]() La loi du milieu Michel Audiard Une séléction des meilleurs dialogues (forcément un régal), textes et interviews de l'irremplaçable dialoguiste du cinéma français. L'homme à l'éternelle casquette vissée sur le crâne et à la gouaille inégalée, l'homme aux cent films, auteur d'une dizaines de livres (fait moins connu) dont quelques polars bien sentis (malheureusement introuvables).Comme il le disait lui-même en riant: "vivant, je veux bien être modeste, mais mort, il me parait naturel qu'on reconnaisse mon génie". C'est chose faite! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() José Giovanni Holin avait perdu sa licence de coureur automobile pour "accident illicite" et il trouva une bonne place à sa sortie de prison: chauffeur d'une équipe de gangsters. Pour les tueurs il devint Ho!, le raccourci de son nom ... Mais ses "associés" ne montrent que peu de respect pour lui, le considèrant comme un nul. Alors quand un jour, il apporte sa propre affaire et que les autres refusent, "Ho" (l'homme aux 372 cravates) décide d'y aller seul. Porté à l'écran en 1968 par Robert Enrico. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Alphonse Boudard Se taire et plonger seul pour protéger ses complices sans que personne se soucie d'envoyer mandats ou colis, ça énerve. Libéré pour raisons de santé, Alphonse est alors en droit de demander des comptes à ses anciens associés. Reste à savoir sous quelle pierre ces cloportes se sont cachés…Paru en 1962 et porté à l'écran en 1965 par Pierre Granier-Deferre. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Albert Simonin Eric Masson, truand à la petite semaine, Charles Lepicard, ancien tenancier de maison close, et Lucas Malvoisin, homme d'affaires véreux, décident de se lancer dans la fabrication de fausse monnaie. Ils font donc appel au talent de graveur de Robert Mideau, dont la femme, Solange, est la maîtresse d'Eric. Mais la petite bande comprend vite qu'elle ne peut faire l'économie d'un homme d'expérience et contacte bientôt pour superviser l'opération Ferdinand Maréchal, dit le Dab', un caïd rangé des voitures, qui s'est établi éleveur de chevaux à Caracas. D'abord réticent, celui-ci finit par accepter et retrouve Paris après quinze années d'absence...Porté à l'écran en 1961 par Gilles Grangier (Simonin et Audiard en renfort) >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Albert Simonin Dans sa préface à l’édition de Touchez pas au grisbi !, premier volume du cycle Max le menteur en 1953, Pierre Marc Orlan parle d’un livre "dont les images sont éclairées par une étrange lumière de lanterne sourde", dont la langue, véritable "art clandestin" devrait faire entrer ce roman policier dans "l’histoire littéraire des patois et des argots de métier".
Celui des truands et de la truanderie en l’occurrence. La première
édition sera d’ailleurs enrichie d’un glossaire argotique en fin de
volume "pour les non affranchis" (les caves quoi !). Une "bombe"
dans l’histoire du polar, rapidement adapté au cinéma (par Jacques
Becker, Gilles Grangier puis Georges Lautner, Audiard aux dialogues),
définitivement élevé au rang de monument de la culture française.
Chronique, aussi sociale, du milieu parisien entre Montmartre, Pigalle
et la place de Clichy dans la France mouvante des années cinquante,
histoire en langue verte de Max le menteur, vétéran du Milieu sur le
point de raccrocher. "C'taffaire-là,
c'était ma dernière affaire à moi. On la faisait, puis on était
tranquille. Y'a longtemps qu'j'l'attendais, t'sais. Y'a longtemps
qu'j'en ai marre de toutes nos p'tites conneries et d'tout not'cirque.
J'veux prend'ma r'traite, moi, tu comprends pas, non. " Un coup
de semonce qui, heureusement, n'empêchera pas Max de rempiler,
enchaînant casses, magots, magouilles, enlèvements, règlements de
compte, faux biftons, coups fourrés, bourre pifs et pruneaux comme s’il
en pleuvait.Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe et Grisbi or not grisbi réuni pour la première fois en un seul volume. "Les mains sur la table. J'vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours." >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() José Giovanni Manu Borelli est enfermé dans le quartier de haute surveillance à la prison de la Santé, avec quatre compagnons de cellule. Les cinq hommes ont décidé de s’évader : ils percent un trou dans le sol de leur cellule. Commence alors une exploration minutieuse de toutes les issues possibles dans les sous-sols de la grande prison. Une descente claustrophobique dans l'enfer de l'univers carcéral.Premier roman largement autobiographique porté à l'écran par Jacques Becker en 1959. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() André Héléna La folle cavale d'un tricard fraîchement sorti de Clairvaux qui assassine un ancien taulard tortionnaire et endosse son identité. Truands, flics, traficants et putains défilent dans ce Paris des années 50.Polar paranoïaque du "grand oublié du polar français", souvent sous-estimé pour l'irrégularité de son abondante production. Mais, sûr de sûr, celui-là, c'est du bon! On peut y ajouter : Les flics ont toujours raison, Le Bon Dieu s'en fout, Le Goût du sang, Le Baiser à la veuve, Les salauds ont la vie dure, Les Clients du Central Hôtel, Par mesure de silence. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Jean Mariolle Paris, les sixties dans le mitan. Max sort après un an de séchoir. Il
retrouve Mado, sa gagneuse, Pierrot, Serge et le Vieux, ses associés et
reprend sa place dans l’équipe qui prépare un gros coup : le braquage
de la bijouterie Mallay, place Vendôme. "Pire que se faire la banque de France !" Une idée du Vieux, peut-être même de quoi battre les english et leur affaire du train avant de raccrocher. Faut dire "le Vieux c’est vraiment un géant du crime".
Adieu donc petits casses, tapins et tiercés. A partir de maintenant va
falloir se tenir à carreau et bosser raide. Tout prévoir dans les
moindres détails. Six mois à phosphorer dur du chignon pour savoir
comment venir à bout des coffiots dernier cri, du système d’alarme
toutes options, du personnel tout terrain … et des barreaux de la
cellule de Pierrot qui vient de se faire serrer sur un braquo mal
ficelé. Évasion, règlement de compte, casse du siècle et pied de nez …
Décidément Audiard avait raison "le quatuor, c'est une bonne formation pour orchestre, mais pour un braquage, c'est un peu trop."Les Louchetracs (initialement paru à la Série Noire en 1969), un polar de truands pur jus … et du bon ! >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() Albert Simonin Max-le-menteur et Riton viennent de réussir le coup de leur vie : voler 50 millions de francs en lingots d'or à Orly. Avec ce "grisbi", les deux gangstres comptent bien profiter d'une retraite paisible. Mais Riton ne peut s'empêcher de parler du magot à sa maîtresse Josy. L'entraîneuse transmet la précieuse information à Angelo, un trafiquant de drogue avec lequel elle trompe Riton. Angelo kidnappe le vieux truand et demande le "grisbi" à Max comme rançon...Une authentique plongée dans le milieu. "A mon avis, ce roman policier peut entrer dans l'histoire littéraire des patois et des argots de métier." dira d'ailleurs Marc Orlan dans une préface ultérieure. >Ajouter à ma sélection ![]() ![]() |
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