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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

Inclassables

  American psycho
Bret Easton Ellis
Amérique, années Reagan. Patrick Bateman, 26 ans, flamboyant golden boy de Wall street. Il est jeune, il est riche, il est chic et pourrait illustrer à lui tout seul l'insolente réussite à l'américaine. Il fréquente les endroits où il faut être vu, sniffe quotidiennement sa ligne de coke et sait ne pas se poser de question. Mais si le jour il consomme, la nuit il se consume et se métamorphose en serial killer qui tue, viole, égorge, torture, tronçonne, décapite… On est rarement allé aussi loin dans l'horreur ... Attention, scandale !
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  Arsène Lupin et le mystère d’Arsonval
Michel Zink
Arsène Lupin et le mystère d'Arsonval"On n’a pas oublié l’audacieux cambriolage perpétré chez la marquise d’Arnac au cours d’une soirée où l’illustre professeur Arsène d’Arsonval faisait la démonstration de ses dernières découvertes. La personnalité de la victime, le nombre et la qualité des invités, la gloire du savant autour duquel elle les avait réunis, les circonstances du vol, sa revendication, enfin, par le fameux Arsène Lupin : tout était propre à attirer l’attention d’une presse avide de scandale…"
Ici la fiction ne dépasse par la réalité, elle la rencontre. Arsène Lupin et son univers romanesque ressuscités se mêlent à des faits historiques et des personnages  ayant réellement existés : le comportement parfois mystérieux d’un éminent professeur au Collège de France, la restitution de bijoux qui n’avaient jamais été dérobés ou la réhabilitation  du capitaine Dreyfus… c’est encore lui !
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  Big Jane
Michael Cimino
1951. Jane Kiernana, alias Big Jane, 19 ans, vit avec son tyran de prédicateur de père et rêve d'une vie d'aventure. Billy va lui offrir. Avec lui Jane s'embarque dans une traversée des Etats Unis à moto,des réserves indiennes aux grands espaces du Montana ou du Dakota, partageant leurs rêves au rythme des chansons que compose Billy. Un inclassable road movie (écrit en fançais), voyage initiatique plein d'image pour cette incursion de Cimino dans la littérature. Tendre, fort et indescriptible.
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  Cinéma
Tanguy Viel
CinémaTanguy Viel est un monomaniaque !
Il a vu et revu Le limier de Mankiewicz (avec Michael Cain et Laurence Olivier) des dizaines et des dizaines de fois et a consigné ses remarques et commentaires dans un cahier.
Et le cahier est devenu un livre totalement incongru, comme la chronique d'une obsession.
A vrai dire, sa vie ne tient qu'à un film (génial) qu'on a, du coup, vachement envie de (re)voir...
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  Conversations en miroir
Michael Cimino
Un recueil, deux textes.
Le premier, Conversations en miroir, commence par un mauvais réveil annonçant une mauvaise journée. L’auteur est contacté par une journaliste italienne qui tient à le rencontrer à tout prix pour faire le portrait d’un mythe. Et c’est lourd à porter ! Le récit de longues nuits d’insomnies où se croisent les figures légendaires d’Hollywood. Si le ton est parfois badin, les angoisses sont épicées. Un texte inachevé comme un propos liminaire, une mise en bouche.
Du coup on attaque le deuxième texte, A hundred oceans, sans se méfier. Mais on réalise très vite que le ton et le décor ont changé : la chaleur lourde et poussiéreuse du désert de l’Arizona, une mine à ciel ouvert, un routier que l’on imagine posé sur le bord d’une route droite et sans fin, où se restaurent les mineurs. Et en face, un practice de golf. C’est dans cet improbable triangle que vont se croiser les destins de C.J, mineur passionné de golf et atteint d’une maladie incurable qui l’empêchera bientôt de jouer, Rita, serveuse de café abîmée par la vie et Kathleen, sa fille.
Un texte noir où errent des personnages perdus et décalés chers à Cimino. Un roman au style net mais jamais froid, violent mais jamais dur, limpide comme les images d’un bon film et émouvant, où l’on découvre un peu stupéfait que le golf peut devenir un combat !
Dans la veine inclassable de Big Jane.
Une claque !
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  Crime
Meyer Levin
Chicago, 1924. Judd Steiner et Artie Straus, deux adolescents surdoués issus de la grande bourgeoisie enlèvent et assassinent un petit garçon avec comme seul mobile de réussir un crime parfait, puisque gratuit ... Fiction magistrale inspirée d'un fait réel hallucinant auquel l'auteur fût mêlé malgré lui (il fréquentait la même école que les deux meurtriers et couvrira l’affaire Leopold et Loeb lorsqu’il était reporter au Daily News), un des premiers romans documentaires (basés sur des faits réels) écrit en 1956 (avant Truman Capote) montrant avec force "comment le sentiment d'une supériorité, devenue objet de culte personnel ou collectif, conduit immanquablement à l'anéantissement de l'Autre".
Brrrr, ça fait froid dans le dos!
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  De sang froid
Truman capote
Récit véridique d'un meutre multiple et de ses conséquences.
15 novembre 1959. Holcomb, Kansas. Perry Smith et Dick Hickock, deux paumés assassinent froidement une famille d'agriculteurs sans vrai mobile, sauf peut-être le vol. Quatre victimes abattues à bout portant, au fusil de chasse pour 40 dollars ... Un morceau de bravoure inspiré d’un effroyable fait divers comme savait déjà en produire l’Amérique des années 60 et servi par une construction littéraire implacable.
Adapté au cinéma en 1967 par Richard Brooks
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  Insoupçonnable
Tanguy Viel
Combien étaient-ils, les invités en ce jour de fête ?. Jour de fête, jour de noces. Union d’Henri Delamare et de Lise, "Delamare aussi désormais". Ils étaient nombreux. Il y avait les amis et Sam le frère de Lise, du moins officiellement. Il n’y avait pas Edouard, le vrai faux frère du marié. Et il y avait Lise bien sûr, et Sam, et leur projet fou comme un complot. Un court roman noir et incisif, ficelé par un art consommé du sous-entendu. Un carré de personnages troubles pour un huis clos très chabrolien …
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  J'irai cracher sur vos tombes
Boris Vian
Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin. Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes. Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et 15 ans), deux jeunes bourgeoises avec "une ligne à réveiller un membre du Congrès". Lee décide de les faire boire pour mieux les séduire... et poursuivre son sinistre dessein. Roman supposé traduit de l'américain et publié sous le pseudo de Vernon Sullivan
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  Kill me tender
Daniel Klein
Kill me tenderLe grand, l’unique Elvis Presley est de retour de son service militaire en Allemagne (où il a laissé une certaine Priscilla) et doit relancer sa carrière. Le colonel Parker est là pour veiller au grain et lui mitonner des séances d’enregistrement pour son album. Mais une succession d’évènements bizarres va venir troubler la relative sérénité du King : les présidentes de ses fans club (des teen-agers affolées) commencent à tomber comme des mouches, tuées dans de bien troublantes circonstances. Elvis quitte Graceland et décide de mener l’enquête lui-même. Et le voilà improvisé détective, lancé dans un improbable jeu du chat et de la souris avec l’assassin. Va-t-il réussir à l’arrêter avant qu’il ne fasse une nouvelle victime ?Indéniablement, le roi du rock’n roll comme on ne l’avait jamais vu, ni envisagé dans le premier opus d’une série qui en compte quatre (pour l’instant). Pour les fans et les autres (s’ils existent !) : tout y est et c’est plutôt drôle !!
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  La bouffe est chouette à Fatchakulla
Ned Crabb
Fatchakulla , improbable canton de 812 habitants (en comptant les âmes de Sophochoppy). Le plus pauvre de la Floride coincé entre marais et alligators, terres arides et buveurs de bière congénitalement dégénérés, imbibés et particulièrement superstitieux. Un bled oublié où personne ne passe et d’où personne ne part, où la vie s’écoule bêtement jusqu’à ce terrible matin où son adjoint alerte le shérif : on vient de découvrir la tête d’un homme sur le chemin de la Bogie. Et même si la tête s’avère avoir appartenue au déjà peu regretté Oren Purvis, le plus fieffé salaud du comté, le choc est rude et l’émoi met vite la petite ville sans dessus-dessous, provoquant une onde de terreur ressuscitant les plus vieilles superstitions et les plus incroyables croyances. Et ce n’est pas la découverte des restes d’un autre corps quelques jours plus tard qui risque d’arranger les choses. C’est donc logiquement que de shérif Arlie Beemis et Buford son adjoint aussi zélé que limité vont demander l’aide de Lindwood Spivey considéré par beaucoup comme un génie "une anomalie dans le marécage génétique de Fatchakulla" et de Doc Bobo le toubib local pour découvrir quel terrible assassin émiette ainsi les habitants de Fatchakulla. La sortie en poche de ce polar forcené paru en 1978 (a priori le seul de Nad Crabb) est un tout simplement acte de salubrité éditoriale !
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  La grande à bouche molle
Philippe Jaenada
"Je m’appelle Philippe Jaenada, je suis né dans les Yvelines, je vis depuis quelques années à Paris avec ma fiancée la belle Anne-Catherine, j’aime les bars, les livres, les gens et les courses de chevaux, j’ai du mal à dormir, je fume beaucoup, je trouve que je grossis trop ces temps-ci, j’ai trente-cinq ans et je travaille dans une agence de détectives. Mais je vais peut-être me mettre à mon compte…"
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  La minute prescrite pour l’assaut
Jérôme Leroy
Entre Lille et Paris, bientôt, dans un futur (trop) proche. La fin annoncée d’un monde saturé par la pollution et le capitalisme débridé, un monde étouffant dans une "atmosphère puante de réarmement moral, de célébration du jogging, de l’hygiène, de la valeur travail", le règne du consensus mou et de l’approbation passive généralisée, de la "tolérance inquisitoriale et délatrice". Une fin du monde commencée "quelque part entre le premier choc pétrolier et la conversion de la gauche à l’économie de marché". Une fin du monde encouragée dans ces maisons sans livre de des no man’s land aseptisés, entre consommation à crédit et pornographie en DVD. Un monde qui avait préféré "la glose au texte, l’image du désir au désir, le reflet du monde au monde lui-même, la communication au message". Un monde où 90% des cours d’eau et plus de 60% des nappes phréatiques françaises contenaient des pesticides, où 815 millions de personnes dans le monde étaient sous-alimentées, où l’on dénombrait 60% de cancers en plus en vingt ans en France. Un monde où même les morts allaient mourir. Le virus de Marburg II (fièvre hémorragique) avait tué un parisien sur cinq en trois semaines, une bombe sale venait d’exploser à San Francisco, l’armée pakistanaise bombardait le Cachemire et en France les milices gouvernementales lâchées dans les villes se livraient aux pires exactions, les réfugiés climatiques affluaient par hordes, fuyant les pays ravagés, les attentats se multipliaient, les téléphones portables ne fonctionnaient plus, ni électricité ni eau courante le plus souvent, le nuage nucléaire d’une centrale kazakh assombrissait considérablement l’horizon résiduel. Précipitation de la chute, chaos total auquel assiste Kléber, un homme du monde d’avant. Il a quarante-cinq ans, il écrit des romans qui ont moyennement marché et est prof depuis dix-sept ans au collège Brancion de Roubaix. Il aime le vin, la ville, les séries B apocalyptiques des années soixante et soixante-dix, la poésie et le monde d’avant. Dinosaure divinateur, il sait que désormais la seule ligne politique plausible est "Encore une minute, monsieur le bourreau !" Alors Kléber, sorte double littéraire de l’auteur, reste en ville, vide sa cave, parcours sa bibliothèque, roule à tombeau ouvert dans son cabriolet bien peu écologique, continu sa relation à distance avec la kolhozienne aux siens nus, rencontre Sarah, se souvient, observe et résiste, cultivant plus que jamais la faculté de l’inutile, peut-être le meilleur dans l’être humain. Jusqu’au bout ! Plus qu’un roman d’anticipation, La minute prescrite pour l’assaut est une projection, sorte de roman noir prophétique loin de tout catastrophisme en toc, nourrit par une écriture inspirée, une trame serrée, une vigilance nostalgique et une culture référentielle étonnante, rappelant avec talent l'absolue nécessité des livres en général et de la littérature en particulier.
"Têtes de cons. Bien fait pour vos gueules. Vous n’aviez qu’à lire de la poésie. Ou voter communiste. Ou les deux. On n’en serait pas là". Lisez ce livre, c’est une urgence !
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  Laitier de nuit
Andreï Kourkov
"Il est des histoires qui commencent un beau jour et jamais ne s’achèvent. Elles en sont tout bonnement incapables. Parce que leur commencement engendre des dizaines d’autres histoires indépendantes qui ont chacune leur prolongement. C’est comme le choc d’un gravier contre le pare-brise d’une voiture : au point d’impact se dessine une multitude de lézardes …" Celle-ci commencerait une nuit d’un hiver doux et discret à Kiev par la mort d’Edouard Ivanovitch Zarvazin, pharmacien, mycologue distingué, assassiné sur un trottoir enneigé. Le point d’impact, la multitude des lézardes : Daria Ivanova, la veuve, Dimitri Kovalenko, employé des douanes à l’aéroport, Sémion, patron somnambule d’une petite société de sécurité spécialisée dans la protection, Irina, fille-mère, Yegor, vigile à oreillette et grand manteau noir, un psychiatre, un député, un chat digne de Ned Crabb et les potions "maison" du pharmacien, l’Antifrousse, une valise noire à destination de Vienne, des ampoules emplies d’un liquide trouble et inconnu, une couronne mortuaire, un étrange lactarium, une morgue privée, l’Ambassade de la lune et beaucoup de gnôle à l’ortie … l’histoire entre fable farfelue et satire féroce. Suprême !
"Je vis de zakouski, Je bouffe des piroschki, Je bois de la vodka, Au milieu des r'pas … L'âme slave, J'ai l'âme slave … "
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  Le crépuscule des stars
Robert Bloch
Robert Bloch écrit Le crépuscule des stars en 1957, alors qu’il n’a encore jamais mis les pieds à Hollywood. L’histoire en deux bobines d’un jeune scénariste qui compte bien se faire sa place au soleil des studios. C’est le temps du muet, l’Amérique de la prodigieuse décennie 1919-1929, l’âge d’or des Charlie Chaplin, Buster Keaton, Roscoe Arbuckle (le Moi, Fatty de Jerry Stahl), "Un univers où les colporteurs de remèdes miracles vivaient dans des palais, où des prostituées jouaient le rôle de la Reine Vierge … où des acteurs sans le sou combattaient des lions pour obtenir du travail", puis l’avènement du parlant et de l’industrie, des dialoguistes, des professeurs d’art dramatique et des spécialistes de la diction … Juste projection d’un bouleversement, troublante mise au point. Un texte noir qui déroute. "Un curieux polar sans cadavre, sans détective, sans enquête mais non sans mystères … L’histoire d’un assassinat fantastique : celui d’une cité, Hollywood et celui d’une industrie : le cinéma muet". Au point que Le crépuscule des stars ne sera publié que onze ans plus tard "en livre de poche avec une couverture ridicule et sous un titre absurde" et qu’il faudra attendre encore dix ans pour qu’il soit traduit et édité à faible tirage en France, dans une collection qui fera trop vite faillite.
Cette réédition par Moisson rouge (préface de François Guérif, traduction de Jean-Paul Gratias) est donc un sacré truc !
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  Le pingouin
Andreï Kourkov
Le pingouin. Andrei KourkovVictor, écrivain solitaire, vit avec Micha, un pingouin du zoo de Kiev fermé pour faillite. A la recherche de travail, il rencontre le directeur d’une nouvelle revue qui lui propose d’écrire les notices nécrologiques de personnalités importantes. Un boulot tranquille et lucratif, jusqu’au jour où la prose de Victor a des effets inattendus… Machination ? Le pingouin emprunte au genre du roman policier pour mieux en détourner les règles.
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  Les bébes de la consigne automatique
Ryu Murakami
Hashi et Kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat. La recherche de leur identité les entraînera dans les bas-fonds de Tokyo, où Hashi se prostitue avant de devenir un chanteur de rock adulé, tandis que Kiku, champion de saut à la perche, se retrouve en prison pour parricide. Une quête hallucinée dans un livre halluciné entre violence, destruction et poésie.
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  Les cafards n'ont pas de roi
Daniel Evan Weiss
Le narrateur de ce livre s’appelle Nombres. Il est né dans une bibliothèque de New-York et appartient à l’espèce des dictyoptères, en français, les cafards. Nombres et ses compagnons vivent heureux dans l’appartement d’Ira et de la gitane, quand celle-ci excellente cuisinière mais souillon de première, décide de quitter le domicile conjugal. Elle est remplacée par Ruth, qui fait de l’ordre une religion et qui laisse subitement affamée la colonie des blattes par un excès de propreté. Il faut réagir, et vite.
Délirant!
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  Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Millénium 1
Steig Larsson
Mikael Blomkvist est journaliste économique d’investigation, rédacteur en chef de Millénium, le mensuel qu’il a fondé avec Erika Berger. Une carrière plutôt brillante et une réputation sans tâche jusqu’à la publication de cet article sur l’homme d’affaire Hans-Erik Wennerström et ce procès en diffamation. Un jugement de 26 pages plein de dommages et intérêts et de jours de prison. Une condamnation comme un bouleversement qui pousse Blomkvist à accepter l’improbable proposition de Henrik Vanger, vieux patriarche d’une dynastie industrielle : écrire l’histoire de sa famille et enquêter discrètement sur la disparition jamais élucidée de sa petite-nièce alors âgée de 16 ans. Trouver lequel des membres de cette étrange famille l’a assassinée il y a de ça bientôt 40 ans ... et continue à envoyer des fleurs séchées à chaque anniversaire. Pour un salaire mirobolant, et pour se faire oublier Blomkvisk va se retirer dans la petite île familiale, commencer à fouiller … et tomber incidemment sur Lisbeth Salander, enquêtrice hors-paire, totalement marginale initialement engagée par l’avocat de Vanger pour enquêter sur lui et qui va devenir une associée de poids … Plus qu’un polar un véritable roman feuilleton qui sait prendre son temps pour mieux happer le lecteur, donner vie à ses personnages et camper remarquablement son intrigue. Une saga à la brise doucement libertaire, pleine de neige et de violence qui se poursuit avec La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (Millénium 2) et La reine dans le palais des courants d’air (Millénium 3) où Blomkvist et Salander s’attaquent au commerce du sexe et au trafic de femmes, au risque d’y laisser des plumes. Trois volumes de bruit et de fureur où tous les coups sont permis …
Un régal à dévorer toutes affaires cessantes !

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  Miso soup
Ryu Murakami
Miso soupKenji, un jeune japonais de vingt ans, gagne sa vie en guidant les touristes dans le célèbre quartier louche de Tokyo. C’est en compagnie de Franck qu’il parcourt durant trois nuits les lieux de plaisir de Shinjuku : trois nuits de terreur auprès d’un meurtrier inquiétant avec qui il joue au chat et à la souris.
"En écrivant ce roman je me suis senti dans la position de celui qui se voit confier le soin de trier seul les ordures", dit-il.
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  Paris-Brest
Tanguy Viel
Brest et sa vocation balnéaire contrariée par la pluie souvent. Une famille. Le scandale. Le père, vice-président du Stade Brestois "à l’époque où Brest était une grande équipe de première division avant de devenir une petite équipe à cause d’un trou de 14 millions dans la caisse". La mère qui décide un "exil" en Languedoc-Roussillon à cause du mensonge, de la calomnie et ouvre un magasin de souvenirs à Palavas-les-flots dans une rue où jamais ne passe un touriste. La grand-mère, veuve d’un officier de la Marine, devenue tardivement riche, d’une drôle de façon. Son nouvel appartement de 160m2, cinq grandes fenêtres avec vue sur la rade. Un des fils qui décide de rester et s’installe en dessous de chez elle "parce que c’était ça ou le Sud et tout sauf le Sud". Il sait depuis l’âge de neuf ans qu’il ne sera jamais footballeur professionnel comme son frère. Il sera écrivain. C’est peut-être pour ça qu’il sent qu’il faudrait finalement partir vers une vraie ville pour pouvoir se concentrer et écrire, sans la vieille dame au-dessus. "Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest." Dans ce cercle asphyxiant de l’enfer, les personnages sans prénom vont et viennent, un finalement revient, ballottés par ce roman familial autour du roman familial du narrateur. Habiles abîmes sculptés par la forme la plus littéraire du polar, creusés par la scansion. Le style et le rythme, uniques. Rancœurs et convoitise (dans Insoupçonnable, déjà), au bord d’une mer omniprésente, là où ne meurent pas que les vagues … Paris-Brest,  "un roman qui en finit avec ça, les veilles de noël et les parenthèses mal refermées". Sombre et magnifique.
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  Plage de Manaccora, 16h30
Philippe Jaenada
Voltaire écrivain quadra, Oum sa femme et Géo leur fils de sept ans.  Un samedi de juillet, vacances italiennes, la famille arrive à San Nicola, près de Peschici, en plein parc naturel de Gargano, dans les pouilles. Ils étaient déjà venus, deux semaines il y a deux ans. "C’était agréable, en pleine foret mais à deux cents mètres de la mer ; il faisait toujours beau, l’eau était claire et le sable fin, du miel pour les brochures touristiques." Défaire les valises, faire les courses du premier jour, manger une pizza sous les étoiles, lire un de ces romans policiers américains des années 40 et 50 sur la terrasse à la lueur de la bougie antimoustiques, boire un whisky et fumer dans la chaleur nocturne. Bien ouvrir l’idyllique parenthèse estivale. "Les deux premiers jours, tout s’est bien passé. Le troisième non." 44 °, une chaleur de four, l’Adriatique déformée par un vent violent, des petits claquements incessants, l’odeur d’herbes grillées. Encore au loin, ce nuage spectaculaire. Puis de petites cendres blanches qui commencent à voler partout, l’air qui devient moins clair, une franche odeur de feu de bois. Et les flammes qui dévorent les pins. L’incendie qui coupe déjà l’unique route vers le reste du monde. Ne reste que le repli, la fuite vers la mer, la course contre l’asphyxie, la paralysie, les cloques jusqu’à la plage de Manacorra. Une descente aux enfers entre mouvements de panique, instincts de survie, instants de courage et moments de lâcheté qui puisent dans le meilleur de soi, le pire aussi parfois. Lutter, espérer, se souvenir … résister. Aux plus pointilleux qui seraient tentés de faire remarquer que-c’est-pas-du-polar … de répondre que oui c’est pas faux, mais que ce texte, si c’est de la blanche, c’est de l’implacable, un moment d’humanité suspendue parfaitement maîtrisé, tendu par un sens unique de la digression, une ironie mordante et un art de la parenthèse saisissant … Peut-être tout simplement la meilleure définition de ce que devrait être un thriller (puisqu’il faut classifier), l'exploration des peurs loin des frissons faciles.
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  Pulp
Charles Bukowski
Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961, on l’a même aperçu à Los Angeles. La mort, pulpeuse créature charge Nick Belane, un privé un peu minable, de le retrouver. "Je veux m'offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français."  Le roman policier admirablement détourné pour une enquête improbable jalonnée de saouleries et de cadavres, l'auteur en détective.
Merci monsieur Bukowski pour ce dernier coup de maître!
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  Rafael, derniers jours
Gregory Mcdonald
C’est le barman de chez Freedo qui lui avait parlé du plan, un producteur de snuff movie qui recherchait un volontaire. En clair, sa vie contre trente mille dollars. Rafael a vingt ans, marié, père de trois enfants. Il tente de survivre dans la décharge à ordures de Morgantown, rongé par la misère et l’alcool. Il se dit que trente mille dollars c’est une somme, plus qu’il ne pourra jamais gagner en une vie, peut-être le seul moyen de mettre sa famille à l’abri. Alors il réfléchit sérieusement à cette proposition et décide de l’accepter. Le contrat est clair : trente mille dollars pour une heure des pires souffrances, des plus atroces sévices que le producteur tient à décrire précisément à Rafael, qu’il sache à quoi il s’engage (à tel point que l’éditeur fait précéder l’ouvrage d’un avertissement, prévenant le lecteur "qu’il est souhaitable, mais pas forcément nécessaire, d’inclure ce troisième chapitre dans la lecture", à peine soutenable), "comme le taureau dans l’arène … La plupart des taureaux finissent à l’abattoir, comme les vaches et les bœufs. Le taureau dans l’arène, il souffre pendant une heure, mais au moins il existe, il montre sa personnalité s’il en a une … " Rafael accepte avec une étonnante résignation l’indécente proposition, peut-être parce que "exister, c’était un truc qui leur était tombé dessus comme ça. Et sa réaction, pas pire qu’une autre, avait été de boire pour oublier la faim et la douleur, les tromper, les fuir, devenir le plus insensible possible, les ignorer pour survivre", qu’il se sait déjà mal en point. Il négocie juste un délai de trois jours, le temps de revoir sa famille et de faire quelques cadeaux à ses enfants.
"Il savait à présent quelque chose qu’il était donnée à très peu d’hommes de savoir ; où, quand et comment… il allait mourir. Dans ce fauteuil, là-bas, un peu avant midi, jeudi". L’implacable compte à rebours s’enclenche. Rafael n’a plus que trois jours à vivre … trois jours comme un Cri de Munch, un cri infini qui se passait à travers l'univers,  dense, existentiel et violent, aux confins de la misère du monde et de la dignité d’un homme.
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  Survivant
Chuck Palahniuk
Seul passager encore à bord du vol 2039 branché sur pilotage automatique, Tender Branson sait bien que l’avion qui l’emporte à plus de treize mille mètres d’altitude ira se crasher quelque part dans le désert australien. Le temps qu’il lui reste encore à vivre, il va le mettre à profit pour dicter à la boîte noire de l’appareil l’histoire de sa vie. Ou comment après un suicide collectif de la secte dans laquelle il a été élevé et dont il est le seul rescapé,il va devenir une sorte de gourou gonflé aux stéroïdes
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Orphelins de sang
Patrick Bard

Le Guatemala, "dégât collatéral de la guerre des gringos contre le communisme", un des pays en paix le plus violent au monde. Les génocidaires au pouvoir dans un chaos économique, politique et social absolu. La "
 
Frost / Nixon, l'heure de vérité
Ron Howard

Année : 2008
Durée : 2h02mn
Avec : Frank Langella, Michael Sheen

1977. Après d’âpres négociations, l'ancien Président Richard Nixon accepte la série d’interviews télévisées que lui propose David Frost, un présentateur télé anglais, sortant ainsi de trois ans de silence après le scandale du Watergate, sa démission le 8 août 1974, son...
 
Noir c'est noir
Tim Lane

Un jeune homme de 24 ans à la recherche d’Elvis dans la zone de fret de Mineapolis, Muncie au bar d’Angelo tous les soirs, un maniaco-dépressif récurrent,  John et l’ombre d’un bonheur perdu, sa vie qui lui a échappé, la mort de Marty …. Une série d’