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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

Historique

  L'aliéniste
Caleb Carr
New York, 3 mars 1896, deux heures du matin. John Moore Schuyler, jeune chroniqueur criminel du New York Times, est appelé d’urgence au bord de l’East River par son vieil ami Laszlo Kreizler. Ce dernier, brillant précurseur de ce qui est aujourd’hui appelé la psychologie (un aliéniste selon le vocabulaire de l’époque), a découvert le corps horriblement mutilé d’un jeune garçon qui travaillait dans l’un des bordels sordides des quartiers pauvres de New York. Il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier… Les deux amis ouvrent leur enquête avec une approche pour le moins inhabituelle : en étudiant ces crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, imaginer son enfance, ses troubles et finalement le devancer dans ses projets meurtriers.
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  L'Homme aux lèvres de saphir
Hervé Le Corre
Paris, 1870. Une série de meurtres sauvages semble obéir à une logique implacable et mystérieuse qui stupéfié la police, fort dépourvue face à ces crimes d'un genre nouveau. Le meurtrier, lui, se veut "artiste" : il fait de la poésie concrète, il rend hommage a celui qu'il considère comme le plus grand écrivain du XIXe siècle, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, dont il prétend promouvoir le génie méconnu. Dans le labyrinthe d'une ville grouillante de vie et de misère, entre l'espoir de lendemains meilleurs et la violence d'un régime à bout de souffle, un ouvrier révolutionnaire, un inspecteur de la sûreté, et deux femmes que la vie n'a pas épargnées vont croiser la trajectoire démente de l'assassin ... Incroyable fresque historique, polar foisonnant totalement prenant, L'homme aux lèvres de saphir a reçu le Grand Prix du roman noir français du Festival de Cognac 2005.
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  La cité perdue de Z. Une expédition légendaire au cœur de l’Amazonie
David Grann
1925. Percy Harrison Fawcett, dernier des grands explorateurs victoriens, géographe et archéologue autoproclamé (qui a définit les frontières entre la Bolivie et le Brésil), "Le Livingston de l’Amazonie" qui inspira Conan Doyle pour son Monde perdu, a 58 ans lorsqu’il se lance dans une des expéditions les plus difficiles et les plus dangereuses de toute l’histoire de l’exploration, dans la jungle brésilienne, piège mortel pour toute civilisation, sur la trace de la cité perdue de Z où se seraient réfugiés les derniers Incas. Fawcett est en effet  persuadé que l’Amazonie recèle "les plus grands secrets du passé qui aient été préservés jusqu’à nos jours" (certitude renforcée par la découverte d’un manuscrit daté de 1757 à la Bilbilothèque nationale de Rio de Janeiro). Il s’embarque donc, seulement accompagné de son fils Jack et d’un ami, pour cet enfer vert qu’il aime tant, happé par son El Dorado, conscient néanmoins que "si avec toute mon expérience, nous ne réussissons pas, il n’y a pas grand espoir que d’autres y parviennent". L’expédition pour le pays dont on ne revient pas … dont ils ne reviendront jamais. Une disparition au nombre des "disparitions les plus célèbres des temps modernes" qui alimentera les plus folles histoires et entraînera presque une centaine d’hommes dans la forêt pour retrouver Fawcett ou tenter de lever le  mystère jamais résolu de Z. Jusqu’à David Grann, journaliste au New Yorker, le citadin anti-sportif assumé qui préfèrera toujours l’ascenseur aux escaliers, qui aime les journaux, les plats préparés, les grands évènements sportifs à la télé et la clim poussée à son maximum, qui se retrouve au fin fond de la jungle sur les traces d’un explorateur disparu depuis 80 ans, des hommes partis sur ces traces, de la cité perdue et des rêves engloutis dans ce cauchemar saturé de plantes démesurées ou vénéneuses, d’humidité, de piranhas, candrius, anguilles électriques, anacondas, serpents corail, fourmis super urticantes, tiques mortelles, sangsues fatales, vers parasites, moucherons piqueurs, punaises assassines, abeilles carnivores, indiens cannibales, moustiques, fauves, fièvres et putréfaction… Trouver à tout prix un dénouement à la faramineuse saga Fawcett ! "De temps en temps, je dois me répéter que tout, dans cette histoire, est vrai : qu’une vedette de cinéma a bel et bien été enlevée par les indiens, qu’il y a eu des cannibales, des ruines, des cartes secrètes, des espions, que des explorateurs sont vraiment morts de faim, de maladie, attaqués par des bêtes sauvages, empoisonnés par des flèches …" David Grann, déjà remarqué pour ses deux articles (remarquables il faut dire !) publiés l’année dernière dans la Toute petite collection chez Allia (Le Caméléon et Un crime parfait) signe avec sa Cité perdue de Z un extraordinaire récit d’aventure, ficelé de bout en bout, comme un explorateur britannique sur un poteau de torture indien, ou s’imbriquent avec grand talent l’enquête journalistique sur Fawcett, sa quête et son époque, et sa propre aventure. Une histoire à "grappin" contagieuse.
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  La Religion
Tim Willocks
Mai 1565. Soliman le Magnifique déclare la guerre sainte aux chevaliers de l'ordre de Malte. L’armada est en vue, le rocher n’a plus qu’à ce préparer à ce qui restera comme un des sièges les plus durs et les plus spectaculaires de l’histoire militaire. Les hospitaliers, La Valette en tête, en ordre de bataille. On appelle les renforts, évacue les inutiles, extermine les chiens, positionne les troupes, détermine les positions à tenir. Même l’encens de la messe sent la poudre et peine à masquer l’odeur de la haine et de la peur. Mattias Tannhauser, mercenaire, marchand d’armes, d’épices et d’opium qui commerce dans l’enclave, accepte pourtant de retourner à Malte pour les beaux yeux d’une comtesse française qui recherche son fils et de prendre part à cette guerre qui n’était pas la sienne … 852 pages denses, brutales, obsédantes, crépusculaires, violentes, grouillantes,  pleines de massacres, de sang et aussi de grâce. Un récit d’une noirceur inouïe et d’une force capable de dépoussiérer radicalement le genre jusque là paisiblement historique.
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  Le nom de la rose
Umberto Eco
An de grâce 1327, la chrétienté est en crise. L'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville se rend dans une abbaye bénédictine du Sud de la France pour participer à une rencontre entre franciscains prônant la pauvreté du Christ et partisans d'un pape amateur de richesses. Dès son arrivée, il se voit prié par l'abbé de découvrir au plus vite la raison de la mort violente d'un de ses moines, retrouvé assassiné. L'inquisiteur Bernard Gui, dont la réputation de cruauté n'est plus à faire, est attendu, et l'abbé craint pour l'avenir de son abbaye. Assisté du jeune novice Adso de Melk, Baskerville se met à l'ouvrage, un ouvrage rapidement compliqué par d'autres morts violentes.
Crimes, stupre, vice et hérésie …pour un roman qui a fait date, créant le polar historique comme un genre à part entière.
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  Le pendule de Foucault
Umberto Eco
Trois amis travaillant dans une maison d’édition milanaise, ont publié des textes qui explorent le savoir ésotérique, l’alchimie, les sciences occultes ou les sociétés secrètes (Templiers, Rose-Croix…). Ils décident, par jeux et par ennui, d’imaginer un complot planétaire noué au fil des siècles pour la domination du monde. Jusqu’au jour où réapparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance…
Second roman du pape du polar historique.
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  Le poisson mouillé
Volker Kutscher
Berlin, mai 1929. Manifs, agitation, émeutes et répression. Gereon Rath jeune et ambitieux commissaire de police vient d’arriver en ville, muté de la Criminelle aux Mœurs à cause d’une bavure commise à Cologne. L’inspection E comme une punition. La chasse aux réseaux de pornographes, la mauvaise réputation parce que "la saleté que les policiers des mœurs côtoyaient dans le cadre de leur travail leur collait à la peau". Rien d’encourageant. Jusqu’à ce corps inconnu déposé à la morgue que Rath venu assister à l’autopsie de deux femmes victimes d’une balle perdue lors des récentes émeutes, identifie immédiatement comme étant celui de l’homme venu quelques nuits plus tôt tambouriner à sa porte en vociférant russe, sans doute à la recherche de Kardakov, l’écrivain qui occupait la chambre précédemment. "L’homme portait un costume de qualité, personne ne le connaît et il a de mauvaises dents. Il conduisait une voiture onéreuse mais il s’agit d’un véhicule volé. Il a été torturé et empoisonné à l’héroïne. Il était mort depuis huit à dix heures quand il est tombé dans le canal à bord de la voiture. Quelqu’un a coincé l’accélérateur avec une barre métallique. Avec la rotule de direction d’un Opel, bizarrement. Tout cela ne rime à rien." Une drôle d’affaire qui ne regardait pas Rath mais qui l’intriguait sacrément. D’autant que la cave où sa logeuse avait bouclé les affaires de Kardakov après son départ sans préavis venait d’être forcée. Alors Rath décide de taire ce qu’il sait et d’enquêter à son compte, sortir cette histoire du bac des "poissons mouillés" (affaires non élucidées) et peut-être regagner la Crim'.
Une première enquête fourmillante dans un Berlin admirablement reconstitué, ville des frères Sass, de la pègre, des caïds, des bars louches, des règlements de compte, des trafics de drogue, des prostituées, au temps charnière de la Weimar entre rouge et brun, la Forteresse rouge et les Centuries Noires, Hitler encore pour certain cet "hurluberlu portant la même moustache que Chaplin et qui avait l’air d’avoir aussi peu d’humour que Guillaume II". Entre communistes, tchékistes, tsaristes et nationalistes. Allemands, russes et prussiens. Truands, espions, flics, miliciens, moutons noirs … et l’or des Sorokine. Rath, un héros agréablement équivoque qui navigue dans les eaux d’une période trouble particulièrement bien restituée.
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