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![]() L'actualité du polar Non, tous les polars d’ailleurs ne viennent pas du froid 09-05-2008
Pologne
Marek Krajewski
Les fantômes de Breslau
1919, Brelsau sous occupation allemande, l’Europe centrale
de l’après-guerre. Eberhard Mock est assistant de la police criminelle, à la brigade mondaine, Allemagne
Andrea Maria Schenkel
La ferme du crime Tannöd, commune d’Einshausen en Bavière. Campagne au front
bas. Une ferme. Hermann Danner le père violent, Thérésia sa femme résignée,
Barbara Spangler sa fille brisée par l’inceste, Marianne et Joseph ses deux jeunes
enfants et Maria Meiler la fille de ferme un peu simplette sont retrouvés
assassinés à coups de pioche un triste jour de mars 1920. Fin brutale d’une vie
laborieuse et retirée. Début d’une enquête qui officiellement n’aboutira jamais.
Les témoins pourtant ne manquent pas dans ce voisinage éloigné mais attentif au
moindre signe. Vase clos, possible reconstitution en creux entre secrets,
médisances, jalousies, rancœurs, prières et non-dits. Tannöd, "village meurtrier", pour
longtemps. La lecture de La ferme du crime, bref récit parfaitement maîtrisé inspiré
d’un fait réel, laisse un arrière goût étonnamment persistant, un troublant parfum
de malaise, rappelant De sang froid de Truman capote (une ferme isolée, une
famille décimée, forcément !) et Le Vampire de Ropraz de Jacques Chessex
(abominable campagne, évidemment !)Astro aspro 07-05-2008 « Eh bien, vois-tu, le taureau met son pénis dans l'organe de la femelle, quelques graines sont injectées et, peu après, un bébé vache commence à grandir dans le ventre de la maman. Et deux ans plus tard, le taureau lui versera une pension alimentaire. » Ce moi-ci, le signe qui nous cornera la muleta et nous fera ravaler nos « olé », c’est… Du 21 avril au 20 mai Lire la chronique de Miranda Mirette En DVD 06-05-2008 Don Siegel Tuez Charley Varrick Un groupe de petits malfrats décide de braquer une banque
paumée au Nouveau Mexique. L’affaire s’engage mal et, malgré le butin, le chef
de l’expédition perd sa femme abattue par un policier. Les flics sont après eux
car deux des leurs ont trouvé la mort dans le hold up. Varrick se planque donc,
comme prévu, avec le survivant du groupe, un trou-du-cul nommé Harman. Problème :
la banque ne déclare que 2000 dollars de pertes alors que Varrick et Harman en
comptent plutôt 700000. Vous avez compris, il s’agit d’argent sale que la
banque n’est pas censée détenir.
Varrick saura-t-il garder la thune, échapper aux flics et à la
mafia réunis ? Don Siegel mène son affaire de main de maître et s’appuie
sur un scénario en béton. Un personnage de tueur fumeur de pipe apporte
beaucoup et, comme dans la vie, tous les personnages sont achetés pour peu
qu’ils aient quelque chose à vendre. Walter Matthau qui campe Charley Varrick
arrive à faire oublier en partie son côté brave mec sympa. Personnage ambigu,
il se révèle à l’aide de gestes simples tel ce baiser qu’il donne à sa femme
morte avant de pulvériser sa voiture-cercueil. A sa sortie, ce film avait été
peu vu mais nous étions quelques uns à en vanter les mérites. Dans le même
genre, le film de James Toback, Fingers, était passé à la trappe lui aussi mais
n’avait pas échappé à la sagacité de Manchette. Du coup, je l’ai vu également.
Légère déception : Albuquerque ne ressemble pas à Albuquerque. Nota :
il ne faut pas rater les cinq dernières minutes.
Robert Aldrich L’empereur du Nord En 1933, l’Amérique est encore sous le coup de la crise
monétaire de 29. Des hobos, des trimardeurs sillonnent les States en quête de
travail, grappillant ça et là une nourriture manquante. Le train devient vite
leur moyen de locomotion préférentiel. Et le chef de train leur ennemi juré.
Shack, chef de train du Marc Villard |
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