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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

L'actualité du polar
Non, tous les polars d’ailleurs ne viennent pas du froid
09-05-2008
Pologne
Marek Krajewski
Les fantômes de Breslau
1919, Brelsau sous occupation allemande, l’Europe centrale de l’après-guerre. Eberhard Mock est assistant de la police criminelle, à la brigade mondaine, la IIIb. Il a trente-six ans, un bout de métal logé dans la cuisse, des rhumatismes, quelques mauvais souvenirs, un faible pour l’alcool et pour les femmes rousses. Un bon client des bistrots et des bordels chargé de la vérification des prostituées. Du moins jusqu’à ce matin de septembre, sur une berge des faubourgs lointains de Breslau et cet amoncellement de corps, quatre a priori. Un enchevêtrement de membres violacés et rigides pétrifiés par la mort. Quatre hommes, nus, un bonnet de marin sur la tête, un reste d’opium sur les doigts, les yeux crevés, les bras et les jambes fracturés, le thorax perforé … et ce mot déposé près des corps : "Bienheureux ceux qui n’ont point vu, et qui ont cru . Mock avoue ta faute, avoue que tu as cru. Si tu ne veux plus voir d’autres yeux crevés, avoue ta faute". Début de "l’affaire des quatre marins" comme un cauchemar pour Mock, un long calvaire des bordels aux bars louches, des salles de dissection aux pires scènes de crime, des ruelles sombres aux hôtels borgnes, des bas fonds de la ville égarés par les souvenirs de la Grande Guerre aux tréfonds d’un passé écrasant. Première des cinq aventures de l’inspecteur Mock, Les fantômes de Breslau est un roman noir (historique) aux éclats atypiques et aux accents étrangement modernes.  

Allemagne  
Andrea Maria Schenkel
La ferme du crime
Tannöd, commune d’Einshausen en Bavière. Campagne au front bas. Une ferme. Hermann Danner le père violent, Thérésia sa femme résignée, Barbara Spangler sa fille brisée par l’inceste, Marianne et Joseph ses deux jeunes enfants et Maria Meiler la fille de ferme un peu simplette sont retrouvés assassinés à coups de pioche un triste jour de mars 1920. Fin brutale d’une vie laborieuse et retirée. Début d’une enquête qui officiellement n’aboutira jamais. Les témoins pourtant ne manquent pas dans ce voisinage éloigné mais attentif au moindre signe. Vase clos, possible reconstitution en creux entre secrets, médisances, jalousies, rancœurs, prières et non-dits. Tannöd, "village meurtrier", pour longtemps. La lecture de La ferme du crime, bref récit parfaitement maîtrisé inspiré d’un fait réel, laisse un arrière goût étonnamment persistant, un troublant parfum de malaise, rappelant De sang froid de Truman capote (une ferme isolée, une famille décimée, forcément !) et Le Vampire de Ropraz de Jacques Chessex (abominable campagne, évidemment !)


Astro aspro
07-05-2008
« Eh bien, vois-tu, le taureau met son pénis dans l'organe de la femelle, quelques graines sont injectées et, peu après, un bébé vache commence à grandir dans le ventre de la maman. Et deux ans plus tard, le taureau lui versera une pension alimentaire. » Marx, tendance Groucho

Ce moi-ci, le signe qui nous cornera la muleta et nous fera ravaler nos « olé », c’est…Taureau
Du 21 avril au 20 mai
Lire la chronique de Miranda Mirette


En DVD
06-05-2008
Don Siegel
Tuez Charley Varrick
Un groupe de petits malfrats décide de braquer une banque paumée au Nouveau Mexique. L’affaire s’engage mal et, malgré le butin, le chef de l’expédition perd sa femme abattue par un policier. Les flics sont après eux car deux des leurs ont trouvé la mort dans le hold up. Varrick se planque donc, comme prévu, avec le survivant du groupe, un trou-du-cul nommé Harman. Problème : la banque ne déclare que 2000 dollars de pertes alors que Varrick et Harman en comptent plutôt 700000. Vous avez compris, il s’agit d’argent sale que la banque n’est pas censée détenir. Varrick saura-t-il garder la thune, échapper aux flics et à la mafia réunis ? Don Siegel mène son affaire de main de maître et s’appuie sur un scénario en béton. Un personnage de tueur fumeur de pipe apporte beaucoup et, comme dans la vie, tous les personnages sont achetés pour peu qu’ils aient quelque chose à vendre. Walter Matthau qui campe Charley Varrick arrive à faire oublier en partie son côté brave mec sympa. Personnage ambigu, il se révèle à l’aide de gestes simples tel ce baiser qu’il donne à sa femme morte avant de pulvériser sa voiture-cercueil. A sa sortie, ce film avait été peu vu mais nous étions quelques uns à en vanter les mérites. Dans le même genre, le film de James Toback, Fingers, était passé à la trappe lui aussi mais n’avait pas échappé à la sagacité de Manchette. Du coup, je l’ai vu également. Légère déception : Albuquerque ne ressemble pas à Albuquerque. Nota : il ne faut pas rater les cinq dernières minutes.

Robert Aldrich
L’empereur du Nord
En 1933, l’Amérique est encore sous le coup de la crise monétaire de 29. Des hobos, des trimardeurs sillonnent les States en quête de travail, grappillant ça et là une nourriture manquante. Le train devient vite leur moyen de locomotion préférentiel. Et le chef de train leur ennemi juré. Shack, chef de train du 19, a décidé qu’aucun vagabond ne profiterait de son train pour voyager gratis. Autour de lui, les employés SNCF veulent sa perte mais sont incapables de lui tenir tête. Jusqu’au jour où Number One, le brûleur de dur charismatique, débarque dans la gare d’arrêt du 19 et fait inscrire sur une tour qu’il voyagera jusqu’à Portland dans le train dirigé par Shack. S’ensuit alors une lutte à mort entre le sadique assermenté et le trimard débrouillard et revenu de tout. Un jeune hobo, Cigaret, essaie lui aussi de voyager sur le 19 mais son manque de classe comme le dit Marvin (Number One) lui sera fatal. Le chef de train est campé par Ernest Borgnine, bouffi de méchanceté. Cet affrontement se déroule pratiquement en permanence sur la voie ferrée, bordée par les vagabonds qui soutiennent le combat pour l’honneur de Number One. Ce film, magnifique, sorti en 73, dit fort bien où vont les sympathies d’Aldrich dans ce duel au couteau entre ceux qui n’ont rien et le valet des possédants. 
Marc Villard


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Le crépuscule des stars
Robert Bloch

Robert Bloch écrit Le crépuscule des stars en 1957, alors qu’il n’a encore jamais mis les pieds à Hollywood. L’histoire en deux bobines d’un jeune scénariste qui compte bien se faire sa place au soleil des studios. C’est le tem...
 
La Clé de verre
Stuart Heisler

Titre original : The Glass key
Année: 1942
Durée : 1h 25mn
D’après le roman de Dashiell Hammett
Avec : Alan Ladd, Veronica Lake, Brian Donlevy, Joseph Calleia, William Bendix, Bonita Granville, Moroni Olsen, Richard Denning, Frances Gifford, Arthur Loft.

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Henri Désiré Landru
Chabouté

1915. La France est en guerre, les hommes sont au front. A l’arrière un petit bonhomme joue de son charme tranquille pour séduire les veuves, faire main basse sur leurs avoirs avant de les faire disparaître dans sa cuisinière : Henri Désiré Landru. Il est arrêté le 12 av...