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![]() Les archives de Noir comme Polar...
Ich bin ein Berliner 01-04-2010 Volker Kutscher Le poisson mouillé Berlin, mai 1929. Manifs, agitation, émeutes et répression. Gereon Rath jeune et ambitieux commissaire de police vient d’arriver en ville, muté de la Criminelle aux Mœurs à cause d’une bavure commise à Cologne. L’inspection E comme une punition. La chasse aux réseaux de pornographes, la mauvaise réputation parce que "la saleté que les policiers des mœurs côtoyaient dans le cadre de leur travail leur collait à la peau". Rien d’encourageant. Jusqu’à ce corps inconnu déposé à la morgue que Rath venu assister à l’autopsie de deux femmes victimes d’une balle perdue lors des récentes émeutes, identifie immédiatement comme étant celui de l’homme venu quelques nuits plus tôt tambouriner à sa porte en vociférant russe, sans doute à la recherche de Kardakov, l’écrivain qui occupait la chambre précédemment. "L’homme portait un costume de qualité, personne ne le connaît et il a de mauvaises dents. Il conduisait une voiture onéreuse mais il s’agit d’un véhicule volé. Il a été torturé et empoisonné à l’héroïne. Il était mort depuis huit à dix heures quand il est tombé dans le canal à bord de la voiture. Quelqu’un a coincé l’accélérateur avec une barre métallique. Avec la rotule de direction d’un Opel, bizarrement. Tout cela ne rime à rien." Une drôle d’affaire qui ne regardait pas Rath mais qui l’intriguait sacrément. D’autant que la cave où sa logeuse avait bouclé les affaires de Kardakov après son départ sans préavis venait d’être forcée. Alors Rath décide de taire ce qu’il sait et d’enquêter à son compte, sortir cette histoire du bac des "poissons mouillés" (affaires non élucidées) et peut-être regagner la Crim'. Une première enquête fourmillante dans un Berlin admirablement reconstitué, ville des frères Sass, de la pègre, des caïds, des bars louches, des règlements de compte, des trafics de drogue, des prostituées, au temps charnière de la Weimar entre rouge et brun, la Forteresse rouge et les Centuries Noires, Hitler encore pour certain cet "hurluberlu portant la même moustache que Chaplin et qui avait l’air d’avoir aussi peu d’humour que Guillaume II". Entre communistes, tchékistes, tsaristes et nationalistes. Allemands, russes et prussiens. Truands, espions, flics, miliciens, moutons noirs … et l’or des Sorokine. Rath, un héros agréablement équivoque qui navigue dans les eaux d’une période trouble particulièrement bien restituée. Volker Kutscher sera présent à Lyon du 9 au 11 avril pour le festival Quai du polar fugit irreparabile tempus 31-03-2010 Caryl Férey et Sophie Couronne Fond de cale - La décalcomanie L’invitation au noir : un livre, deux auteurs, quatre textes (dont trois inédits). Caryl Férey invite Sophie Couronne (déjà complice pour D’amour et de dope fraîche, un Poulpe énervé). Ils se répondent.Férey : L’âge de pierre, son frère, aîné sportif obsédé par ses muscles, qui l’a "aiguisé comme un silex". Frictions d’enfance. Couronne : La décalcomanie, jeux sans innocence d’une môme écrasée, la manie de se "décalquer à toutes les substances psychotropes". Les souvenirs comme un broyeur. Puis Fond de cale à Brest pour Marie, retour au pays "avec pour prousteries une mélopée d’embruns qui la cueillirent à la volée du hall", sur les traces de Pierrot. Quelques billets en poche, dix-neuf ans, un canif et l’amende du contrôleur. Elle quittait Paris, elle quitterait bientôt le monde. "Dieu est mort, enterré sous vos croûtes. Qu’il y reste. Et crevez sous vos croûtes" Et Djeddah en Arabie Saoudite, expédition sans filet pour Zita, ingénieur du son. Un concert, une date, payée mille euros. Une paie de ministre, mais forcément des conditions "particulières". Deux tentes géantes, en plein désert. Le grain de sable. Quatre textes, souvenirs et fictions, comme les "Fragments d’une même effervescence organique" en miroir, reflet d’une diversité complice. Et cette salutaire "manière de tordre le cou aux bonnes manières romanesques" en commun. Dédicace 31-03-2010 Romain Slocombe sera à La Hune, jeudi 1er avril (demain quoi !) pour dédicacer Sexy New York, son dernier roman, un thriller sur les traces du Dahlia Noir (deuxième volet de la trilogie occidentale entamée avec Lolita complex)Rendez-vous donc 170 bd Saint-Germain (Paris 6e) à partir de 19 heures. La fille du bord de mer 30-03-2010 Marco Lodoli et Silvia Bre Un côte. Le bord d’une mer "marron et moitié morte". L’hôpital, les longs couloirs tristes, des portes à croûtes bleues, des bouffées alternées de "lysoforme et de pisse". La chambre où il laisse Milena. Elle va se faire avorter. C’est la deuxième fois pour elle. La quatrième pour lui. Un nouvel enfant effacé, comme les trois précédents "semés en vingt ans de baise", entassé avec ses frères et sœurs, dans sa tête. "Vous êtes le mari, le frère, vous êtes qui ?" "Je ne suis rien de précis". Alors revenez la chercher demain à la même heure. Maintenant dehors ! Errer dans cette ville à peu près, "dans ce paysage dont aucune carte postale au monde ne voudrait : un pullulement désastreux de petites villas toutes différentes" inachevées parfois, des cabines déglinguées, des jardins pelés. Comme un décor de film "soutenu par des échafaudages cachés, construit pour avoir l’air véridique seulement si on l’entrevoyait à toute vitesse". Pas envie de reprendre le bus. Boire un café, trouver un hôtel pour Snack-Bar Budapest, un roman à quatre mains noir comme les grands fonds, violent comme un vent de face, sombre comme un bord de mer en novembre, poisseux comme les embruns. Fort, littéraire et houleux. C’est la 29-03-2010 Jean-Bernard Pouy Mes soixante huîtres Les soixante-huitards attardés bandent encore, priapiques les mecs. Ainsi, JiBé Pouy éjacule un petit texte chez Folies d’encre : Mes soixante huîtres (aarf, on se gondole, comme ils disent à Venise !). On peut le lire d’un derrière distrait tout en pensant qu’on n’en serait pas là si les républicains régicides n’avaient pas occis ce bon Louis XVI. L’auteur, une serpillière souriante, appelle à une société ludique, clame merde au bonheur et encourage les sauvageons à brûler les banques. Tout un programme. Un père révolté, une mère absente et voilà le résultat. Le papa se révolte contre ses enfants, c’est vous dire où 68 nous a menés. Il braille même à déboutonner les cerveaux aussi souvent que les braguettes. C’est dire. - Papa, merde, on parle sérieusement ! - Moi aussi. Dialogue entre sourds et masturbés du cortex, on va être gâté. Car, tenez-vous bien, le père claque la porte et part en Exsoissantuitararratardérie. Et ses enfants de regarder la porte là où il faudrait voir la plage.1000 signes de François Braud (espaces compris et titre et signature exclus) Festival 25-03-2010 Sixième édition du Quai du polar à Lyon les 9, 10 et 11 avril.Rencontres, débats, signatures, expo*, lectures, théâtre, enquête, BD, jeunesse, ciné** … En présence d’une sacrée brochette d’auteurs dont Deon Meyer, Volker Kutscher, Leif Davidsen, Craig Johnson, Don Winslow, Larry Beinhart, Ron Rash, Dominique Manotti, Lalie Walker, Patrick Raynal, Pierre Bayard, Tanguy Viel, Ian Rankin, Jasper Fforde, Mo Hayder, Tim Willocks, Tom Rob Smith, Boris Akounine … * photo "Flagrant Délit", Bd et polar, affiches de cinéma des 50's et 60's … ** cycle spécial tueurs en série avec vendredi 9 avril 20h30 L'Inspecteur Harry, samedi 10 avril 15h30 Maigret tend un piège, 18h Seven, 20h45 L'Ombre d'un doute et dimanche 11 avril 14h30 Les Mois d'avril sont meurtriers, 16h30 The Pledge, 19h L'Étrangleur de Boston. Programme complet
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