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© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
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 Les archives de Noir comme Polar...


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Rencontre
04-05-2010
Lancement de la revue Tango vendredi 7 mai à 20h à la librairie L’Humeur Vagabonde en présence de Jean Echenoz, Paul Fournel, Yves Harté, Francis Marmande, Marc Villard, Jacques Jouet, Jean-Bernard Pouy, Honoré, Ricardo Mosner, Sergio Aquindo, José Munoz, Michel Aphesbero, Danielle Colomine, Philippe Serra, et Isabelle Weingarten ...
Y’aura des choses à boire, d’autres à manger, le premier numéro ("Petit traité de navigation portègne") à feuilleter et de belles rencontres littéraires à faire …
Rendez-vous 44, rue du Poteau, à proximité de la mairie du XVIIIème (Métro Jules Joffrin)


Crise de foi
03-05-2010
Larry Beinhart
L’évangile du billet vert
Avant Carl était flic, alcoolique et corrompu. Un homme perdu qui va dévisser complètement à son deuxième divorce. "Assis dans le caniveau, au fond du trou, le goût de l’échec aux lèvres tel celui de la bile avant la gerbe". Et puis Carl rencontre Dieu, le pasteur Paul Plowright et Gwen. "Finit les putes et l’alcool, les accidents de bagnole et les excès". Le méthodiste mou qu’il était devient un membre actif de la supercongrégation évangéliste de la Cathédrale du Troisième Millénaire (une paroisse adepte des produits dérivés de 38 000 fidèles qui emploie 1200 personnes et récolte 110 millions de dollars par an), épouse sa troisième femme, douce et droite, mène une vie réglée, fonde un foyer solide, quitte la police et devient détective privé. Désormais ses dimanches sont à Dieu, ses samedis à sa femme et cinq jours par semaine, il trime pour le billet vert. (Re)conversion, fin de la chute, début de l’équilibre.  Quand un de ces cinq jours de la semaine Manny Goldfarb, associé d’un des trois plus gros cabinets d’avocats de la ville, l’appelle pour qu’il prépare la défense d’un jeune homme accusé de meurtre, c’est a priori une affaire comme une autre. Manny est un ami et le plus gros client privé de Carl. Sauf qu’il s’agit d’enquêter sur le meurtre de Nathaniel MacLeod, professeur de philosophie spécialiste de la question religieuse, abattu d’une balle en pleine tête et que le suspect tout trouvé était déjà écroué : Ahmad Nazami, un étudiant d’origine iranienne. "On va se marrer sur cette affaire. Ils vont donner tout ce qu’il ont. Ca va être un vrai combat de chiens. Il y aura des conférences de presse, des manifestations et des menaces de mort. Ca va vraiment chauffer". D’autant que le coupable désigné ne cesse de clamer son innocence, que le pasteur Plowright et ses ouailles voudraient bien convaincre Carl de laisser tomber cette affaire et que l’Amérique post Nine-Eleven encore bushiste a perdu toute décontraction sur la question religieuse, surtout musulmane. "Et puis chacun sait que défendre une cause, qui plus est idéologique, c’est un sport à haut risque".
Charge calibrée (un peu trop peut-être) caustique et trépidante contre cette Amérique qu’on adore détester. Je crois décidément que Larry Beinhart n’aime pas Bush. Les chrétiens fanatiques non plus !


Break
19-04-2010
Les premières terrasses ensoleillées nous font de l'œil, malgré le gros nuage islandais!
Et la dream team désertant les bureaux pour lire en plein air avec des lunettes noires en sirotant des anisettes ... Noir Comme Polar fait la pause quelques jours.
Donc, rendez-vous en ligne lundi 3 mai


Le Poulpe 266
15-04-2010
Sébastien Gendron
Mort à Denise
Ça fait 61 jours, ouvrés et fériés, que le Poulpe s’emmerde, en ce mardi de septembre où rien n’arrive. Il végète à en broyer le Parisien. Il bande mou, Chéryl tape dur : "tu stagnes et tu fais chier". Alors quand Vlad, le cuistot du Pied de Porc à la Sainte Scolasse, lui présente un presque cousin à la tête d’une "très modeste entreprise de travaux publics" qui a une petite affaire pour lui, Gabriel Lecouvreur n’hésite pas longtemps, même si l’histoire sent un peu le faisan. L’entrepreneur, qui a placé des fonds dans un paradis fiscal qui s’agite, craint pour son argent bloqué dans les coffres d’une banque off-shore. Un "minuscule détail judiciaire" l’empêchant de franchir certaines frontières, il demande au Poulpe d’aller lui chercher son argent. "Ramenez-moi mes cinq millions et je vous en laisse un". Gabriel embarque illico pour Markinson island, flanqué d’une étudiante en école de journalisme "seizième pur crin" en quête d’un sujet pour son devoir de fin d’année.  Mais le tarmac à peine foulé qu’explose le palais présidentiel. Une deuxième tentative d’assassinat en cinq jours contre Denise Goval, présidente de cette république cocotière (malgré un triste état dermatologique). De quoi justifier l’état d’urgence, le couvre feu, l’octroi des pleins pouvoirs pendant qu’on y est, sans oublier de chercher des poux dans les dreads des membres mous de l’unique parti d’opposition, le Second Way. Huit fumeurs de joints affalés au sein d’une communauté "fondée sur la bonne humeur dans la défonce" instantanément élevés au grade de dangereux terroristes. "Si j’étais parano, je considérais ce merdier à la sauce américaine et j’y verrais un assez joli complot", un truc à vous filer des envies de révolution …
Mort à Denise, un infernal 240 feuilles de dynamite joyeusement hallucinatoire et foutrac (avec même un propos sous la farce!), servi par un humour dévastateur qui permettent à Gendron de tout dégommer au passage sans souci des bonnes manières et du politiquement correct, parce que c’est bien connu quand on a du style on peut tout se permettre !





Du savoir vivre chez les truands
14-04-2010
Albert Simonin
Le grisbi
Dans sa préface à l’édition de Touchez pas au grisbi !, premier volume du cycle Max le menteur en 1953, Pierre Marc Orlan parle d’un livre "dont les images sont éclairées par une étrange lumière de lanterne sourde", dont la langue, véritable "art clandestin" devrait faire entrer ce roman policier dans "l’histoire littéraire des patois et des argots de métier". Celui des truands et de la truanderie en l’occurrence. La première édition sera d’ailleurs enrichie d’un glossaire argotique en fin de volume "pour les non affranchis" (les caves quoi !). Une "bombe" dans l’histoire du polar, rapidement adapté au cinéma (par Jacques Becker, Gilles Grangier puis Georges Lautner, Audiard aux dialogues), définitivement élevé au rang de monument de la culture française. Chronique, aussi sociale, du milieu parisien entre Montmartre, Pigalle et la place de Clichy dans la France mouvante des années cinquante, histoire en langue verte de Max le menteur, vétéran du Milieu sur le point de raccrocher. "C'taffaire-là, c'était ma dernière affaire à moi. On la faisait, puis on était tranquille. Y'a longtemps qu'j'l'attendais, t'sais. Y'a longtemps qu'j'en ai marre de toutes nos p'tites conneries et d'tout not'cirque. J'veux prend'ma r'traite, moi, tu comprends pas, non. " Un coup de semonce qui, heureusement, n'empêchera pas Max de rempiler, enchaînant casses, magots, magouilles, enlèvements, règlements de compte, faux biftons, coups fourrés, bourre pifs et pruneaux comme s’il en pleuvait.
Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe et Grisbi or not grisbi réuni pour la première fois en un seul volume. "Les mains sur la table. J'vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours."


Un monde après
13-04-2010
Percy Kemp
Noon moon
Ils ont enlevé Zandie, jeune dandy des services secrets britanniques. Prisonnier dans une cave quelque part en Irak, enchaîné, isolé, réduit  à se convaincre que "ce n’est pas parce que, statistiquement, plus la libération d’un otage tarde, plus ses chances d’être libéré s’amoindrissent que tu ne seras pas libéré. Ce n’est pas parce que tes ravisseurs cagoulés ressemblent étrangement à ceux qui décapitent des étrangers devant une caméra de télévision que tu seras, toi décapité." Puis survient Alik Agaïev personnage ambigu, cultivé qui égraine un chapelet à cent perles, lit Platon et cite Socrate. Il vient régulièrement voir Zandie, lui parle. De longs monologues vertigineux. Zandie comme Schéhérazade, mais c’est lui qui écoutait et le roi qui racontait retardant sa mise à mort. Jusqu’à faire vaciller ses convictions. Peut-être même changer le cours d’une histoire qui déjà s’accélère avec l’apparition de ce mystérieux nettoyeur exécutant les terroristes notoires puis les islamistes même modérés. Certains peuvent alors croire à l’apogée de la Guerre globale contre les terroristes, à la victoire de l’Amérique, de ses alliés, de leurs valeurs, avant que bougent les lignes, que s’effritent les certitudes et qu’apparaisse le chaos. Les manipulateurs, emboîtés comme des poupées russes, se heurtant de plein fouet à un contre pouvoir qu’ils n’avaient pas vu venir, un danger inédit qu’ils n’avaient pas su comprendre.
Avec Noon moon, Percy kemp signe un roman d’espionnage repoussant les codes du genre, déplaçant avec audace le théâtre des opérations vers l’échiquier philosophique, faisant des idées et de la connaissance l’arme absolue. Une impressionnante fiction, dense et réaliste, qui doit plus à Machiavel et Sun Tzu qu’à Ian Fleming ou John le Carré.


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Orphelins de sang
Patrick Bard

Le Guatemala, "dégât collatéral de la guerre des gringos contre le communisme", un des pays en paix le plus violent au monde. Les génocidaires au pouvoir dans un chaos économique, politique et social absolu. La "
 
Frost / Nixon, l'heure de vérité
Ron Howard

Année : 2008
Durée : 2h02mn
Avec : Frank Langella, Michael Sheen

1977. Après d’âpres négociations, l'ancien Président Richard Nixon accepte la série d’interviews télévisées que lui propose David Frost, un présentateur télé anglais, sortant ainsi de trois ans de silence après le scandale du Watergate, sa démission le 8 août 1974, son...
 
Noir c'est noir
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Un jeune homme de 24 ans à la recherche d’Elvis dans la zone de fret de Mineapolis, Muncie au bar d’Angelo tous les soirs, un maniaco-dépressif récurrent,  John et l’ombre d’un bonheur perdu, sa vie qui lui a échappé, la mort de Marty …. Une série d’