Warning: gethostbyaddr() [function.gethostbyaddr]: Address is not a valid IPv4 or IPv6 address in /home/www/noircommepolar/statsPolar0/newVisitor.php on line 229
Noir comme polar : L'essentiel du polar
Google
Aujourd'hui
Actu des livres
Actu du ciné
Actu des DVD
Actu de la BD
Archives
 
Les compagnons du veau d'or
Jean-Bernard POUY
Conte à rebours
François Braud
 
Marc Villard
Jean-Bernard Pouy
 
Claude Mesplède
Joël Jégouzo
Jean-Marc Laherrère
Sophie Colpaert
Interview express
Astro Aspro
La Bande Annonce de Jack Never
 
Votre email  
 
Histoire d'un genre
Bibliothèque idéale
DVD-thèque idéale
BD-thèque idéale
Marque-page
 
Liens préférés
Livres des internautes
Contact
Quizz
 



© 2003 - 2008
Marie Clémentine Thiébault
Noir comme polar
Tous droits de reproduction
interdits sauf accord

Noir comme polar est
Une réalisation Umazuma

 Les archives de Noir comme Polar...


Page : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 -

La fête de la bière
30-04-2009
Andrea Maria Schenkel
Un tueur à Munich. Josef Kalteis
Les années 30, un samedi pluvieux. Kathie dans le train de Munich vers une nouvelle vie, pleine d’espoirs. Elle va chercher une place de bonne et ne retournera plus jamais à la campagne. Elle sera finalement une victime. Puis la petite Gerda un soir de carnaval. Agression, viol. Kuni à vélo sur une petite route de campagne, un jour de visite du Duce à Munich. Disparition. Puis Herta, Martis … Un homme rode, des femmes disparaissent. Un prédateur, des proies. Enfin l’arrestation de Josef Kalteis, cet apparent bon père de famille, l’interrogatoire, la folie meurtrière révélée. Puis la guillotine discrète pour ce scandaleux élément asocial, tumeur du Reich, d’un peuple allemand sain et qui doit le rester.  Comme pour La ferme du crime, Andrea Maria Schenkel s’inspire d’un fait divers et tisse un récit ourlé, libéré de la contrainte chronologique, parfaitement construit, distillant une angoisse enveloppante comme une forêt (noire) entre calvaire des victimes, témoignages des proches et interrogatoire de Kalteis, dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler les films de Schöndorff (ou du moins du souvenir angoissé qu’on en garde).


Turbulences intérieures
29-04-2009
Mario Sabino
Le jour où j’ai tué mon père
Œdipe, un mythe puis un complexe qu’il prendra au pied de la lettre. Tout le monde doit "tuer" le père, il l’a fait à coups de bâton. Un sur la sur la nuque, un autre sur la tête. "J’ai tué mon père comme on tue un insecte … Il serait même plus juste de dire que j’ai tué mon père comme on respire. D’une respiration régulière qui n’exige pas un grand effort pour attirer l’air jusqu’aux poumons". Il était sur le divan du salon et lisait le journal à la page des petites annonces érotiques, puis il est mort. Il (le narrateur sans nom) a posé le bâton puis a téléphoné à la police "venez m’arrêter. j’ai tué mon père". Il est arrêté. Maintenant il raconte son histoire à une psychiatre. Le père, le fort et le fils unique, le faible,  ennemis. Le père qui oscille entre la colère et l’absence. Ce père qui l’humilie. Les terreurs nocturnes, les doutes identitaires, le spectre de l’adoption, l’insupportable intimité du couple que l’enfant tente de saboter. Puis cette mère adorée qui meurt d’un cancer quand il avait 10 ans. La tristesse, la culpabilité, mais les larmes qui ne viennent pas. L’abandon. L’enfant qui se croit porteur d’un mal incommensurable. Enfin l’âge adulte. Ses études de philo à l’étranger, son mariage avec Bernadete. La séparation, la solitude des snacks, les barbituriques pour "retarder la confrontation avec une situation de crise", le chômage, le sentiment d’inutilité, l’aboulie, la foi, les croyances, l’athéisme, la philosophie allemande. Futur, son roman inachevé "comme la représentation concrète de sa vie interrompue", pour maintenir l’angoisse à distance. Cette angoisse comme un bruit. Parfois plus fort, parfois plus sourd, parfois presque imperceptible, mais toujours là, présente. L’histoire d’un homme "transpercé par les analyses, les descriptions, les commentaires, les jugements" qui cherche à expliquer son geste parce s’il est facile de tuer, il est plus  difficile de savoir pourquoi .. et un auteur qui se joue avec plaisir des frontières floues de la réalité et  de l’invention, de la vérité et du mensonge propres à l’introspection.


De profundis
28-04-2009
Shane Stevens
Au-delà du mal
Thomas Bishop est le fils d’une mère abusée dans son enfance, violée, battue. Une mère qui haïssait les hommes "avec la même ardeur que d’autres réservaient à l’amour". Tous les hommes, y compris son fils. Au point de lui faire croire (et de se convaincre) qu’il était le produit d’un viol. Il serait donc le fils de Caryl Chessman, le tristement célèbre "braqueur à la torche rouge", exécuté dans la chambre à gaz de Saint Quentin le 2 mai 1960, après douze années passées dans le couloir de la mort. Et Thomas Bishop de grandir sous les coups, les humiliations et les sévices de sa mère, la mémoire mutilée, habitée par des monstres infatigables et "des démons surgis de l’enfer, écrasée de souffrances épouvantables et de châtiments, peuplée de femmes martyrisées par leurs bourreaux masculins". "Ce petit garçon est foutu. Quoi qu’il arrive, il est foutu" diagnostique l’interne des urgences qui le soigne pour le graves brûlures. Il a 3 ans. Puis par une nuit de décembre, Thomas qui a 10 ans, assomme sa mère, la pousse dans le poêle à bois de la ferme isolée dans laquelle ils vivaient retirés et la regarde se consumer jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un tas d’os blanchis. Trois jours instables. L’enfant est jugé fou, interné. Quinze ans plus tard, c’est un robot humain n’éprouvant aucune émotion, "un génie de la dissimulation, maître de la survie apparemment normal, complètement opérationnel, et totalement, irrévocablement programmé pour la destruction de masse" qui s’échappe, entamant un "cycle d’horreur et de destruction meurtrières qui allait faire trembler la nation sur ses bases morales" et déclenchant une des plus grande chasse à l’homme de l’histoire du pays. Le lieutenant John Spanner et tous les flics du pays, Newstime et tous les médias, Amos Finch professeur de criminologie à Berkley, Adam Kenton meilleur journaliste d’investigation du plus important magazine d’information américain ... tout le monde se lance aux trousses de cet insaisissable tueur hors normes.
Sorte de Zodiac hanté par la figure de Caryl Chessman, Au-delà du mal est une formidable plongée quasi journalistique dans l’Amérique des années 70 en plein Watergate entre mœurs politiques, luttes d’influence, rôle des médias et débat sur la peine de mort. Une dantesque remontée vers les racines d’un mal américain : le serial killer, comme un syndrome. "Tous les êtres vivants, du plus minuscule cafard à l’homme lui-même, détruisait la vie pour la préserver. La destruction représentait une forme de création, et la mort une forme de vie. Tuer, c’était vivre, ne pas tuer c’était mourir." Ici l’horreur se lit dans le regard de l’autre, loin des flots d’hémoglobine généralement déversés dans ce type de course au tueur, le propos (servi par une construction impeccable) n’étant pas tant l’expression du mal que sa genèse. Fascinantes 759 pages … écrites en 1979 par un auteur dont on ne sait pas grand chose et publiées pour la première fois en français.


La vierge maculée
27-04-2009
Joe R. lansdale
Vierge de cuir

Retour à Camp Rapture, East Texas pour Cason Stalter (et pour le lecteur qui retrouve la petite ville du Sang dans la sciure). Ricochet dans la petite ville de son enfance après avoir gâché un certains nombres d’occasions. Avant il bossait dans un grand journal à Boston, il a même été nominé pour le prix Pulitzer. Mais Cason a couché avec la femme de son rédacteur en chef, avec sa belle-fille aussi. Il s’est fait virer. Le voilà donc, en cette belle journée d’été, dans sa voiture pourrie, une gueule de bois carabinée, une veste de sport froissée pour un entretien d’embauche au Camp Rapture Report. Madame Timpson, l’octogénaire rédactrice en chef lui confie une rubrique pour le supplément du dimanche. Le temps de poser provisoirement ses valises chez ses parents, de prendre possession de son bureau, d’explorer les tiroirs vides, d’évaluer la réceptionniste, de rencontrer deux-trois collègues (dont ce trou du cul d’Oswald !) et Cason, à peine défroissé se retrouve à jeter un coup d’œil à la liste peu enthousiasmante des projets d’articles laissés en suspens par Francine, morte ou virée, qui tenait la rubrique avant. C’est entre une idée d’enquête approfondie sur les ingrédients pour un gâteau aux Snickers, des notes sur les arrangements floraux et d’autres sur la meilleure façon d’enlever les tâches sur à peu près n’importe quoi que Cason découvre la mention de cette disparition mystérieuse six mois plus tôt. Caroline Allison, 23 ans, brillante étudiante en histoire qui tard un soir, descend chercher un truc à manger au Taco Bell du coin et disparaît … Seule sa voiture est retrouvée une semaine plus tard aux abords de la ville, pas très loin de la vieille maison des Siegel. L’obsessionnel Cason décide aussitôt de reprendre l’enquête, découvre vite que pas mal de choses bouillonnent sous la surface de Camp Rapture, entre tensions sociales, faits-divers étranges et vieilles histoires. Il rédige ainsi un premier article sans se douter un instant de ce qu’il va déclencher … La vierge de cuir a la peau dure, le héros abîmé les "ennuis coincés dans la gorge" dans un monde tordu qui quoi qu’il arrive "continue à sentir la merde" .. et toujours ce je ne sais quoi de décapant décalé chez Lansdale.


Podcast
27-04-2009
Le vingtième podcast des Habits Noirs est en ligne. Au menu de ce Casque et l’enclume présenté par Isabelle Péhourticq et enregistré à l’Humeur vagabonde : Ostende au bout de l'Est recueil collectif de nouvelles et photographies (agrémenté d'une lecture par Marc Villard d'un extrait du texte de Didier Daeninckx), diverses considérations élogieuses sur le Bec en l'air éditions (éditeur entre autres de Ostende au bout de l'Est) et moult propos sur Ostende, ses peintres, ses mouettes, et sa tristesse propice au roman noir... Paysage sombre avec foudre d'Alain Claret, Un tueur à Munich, Josef Kalteis d'Andrea Maria Schenkel, l’extrait d'un film que nous vous laisserons reconnaître ainsi qu’une nouvelle rubrique (inquiétante) d'Olivier Michel …
Autour de la table, on trouve entre les verres et les bouteilles Olivier Michel, Francis Mizio et Marc Villard pour 22 minutes et 25 secondes de banquet littéraire pantagruélique


I'm afraid of America
24-04-2009
Ken Bruen
Cauchemar américain
"Prenez un rétensif-anal, (Stephen Blake) concentré sur la maîtrise de soi, ôtez-lui les freins, et reculez-vous parce que ça va pas être joli à voir de près." Ajoutez Sioban "les battements même de son cœur", irlandaise au point qu’on la croirait sortie d’un film, Tommy, un vieux pote disciple du Gonzo camé jusqu’aux yeux et chargé d’une dette encombrante, John Stapleton un ancien tueur de l’IRA ayant régulièrement figuré sur la liste des dix personnes les plus recherchées par l’armée britannique, le whisky comme seul talon d’Achille, Galway, l’Irlande, ces journées (nombreuses) où la pluie est une insulte personnelle, les pintes de Guinness qui s’alignent sur le comptoir comme la communion, un braquage, un premier mort, le projet d’une fuite aux Etats-Unis, le rêve américain, une escale à New-York, une autre à Las Vegas, Tucson comme point de chute parce qu’il n’y pleut jamais, mais Dade "grand squale blanc de la malveillance urbaine", psychopathe froid, imprévisible, féroce et fan absolu de Joe Strummer, Juan, sorte de Tony Montana du Bronx, Sherry la vénéneuse, "environ 1 mètre 65 de supplice de Tantale", une belle salope, un beau merdier. Bronach gaélique et poisse américaine, un cauchemar dans les bagages! "Les tombes seraient le seul héritage des retombées de toute cette entreprise", conclusion comme un avertissement. Ce n’est ni un Jack Taylor, ni un R&B, mais c’est du Ken Bruen pur jus, du brut de rock’n roll!


Page : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 -

http://www.zumablog.com
Visitez les sites de nos partenaires :
la gansterera
Les Habits Noirs

http://claudemesplede.com/




Ostende au bout de l’Est
Collectif

Un homme à la recherche de son père et de son histoire, un passé qui se reconstitue, Madame Eugénie recluse au dernier étage du Thermae palace depuis trois ans, cinq pépés et mémés en virée belge, une maison de famille, un pèlerina...
 
L’homme qui voulait savoir
George Sluizer

Titre original : Spoorloos - The Vanishing
Année : 1989
Durée : 1h 47mn
Avec : Bernard-Pierre Donnadieu, Gene Bervoets, Johanna ter Steege

Rex et Saskia roulent depuis Amsterd...
 
Le roi des mouches
Mezzo
Pirus

 1. Hallorave
10 histoires courtes et leurs personnages, transfuges en perdition, qui se croisent et se percutent en un kaléidoscope flamboyant mais sans espoir. Entre catastrophes fantasmées, accidents fatals, défonce, désespoir et désillusions,...

Warning: Unknown: Your script possibly relies on a session side-effect which existed until PHP 4.2.3. Please be advised that the session extension does not consider global variables as a source of data, unless register_globals is enabled. You can disable this functionality and this warning by setting session.bug_compat_42 or session.bug_compat_warn to off, respectively in Unknown on line 0